La musique traditionnelle a bien des visages

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Le violoniste Nicolas Pellerin trace son propre chemin... (Photo: Ève Guillemette)

Agrandir

Le violoniste Nicolas Pellerin trace son propre chemin musical avec son trio, les Grands Hurleurs, dans un spectacle ayant la musique traditionnelle comme canevas mais qui batifole dans plusieurs styles et influences. Ils le présentaient vendredi soir dernier au Théâtre Belcourt, de Baie-du-Febvre.

Photo: Ève Guillemette

François Houde

François Houde
Le Nouvelliste

(Baie-du-Febvre) Les succès d'un certain frère ne devraient pas faire oublier l'itinéraire de l'autre Pellerin, Nicolas, qui a sorti, il y a un mois à peine, un album en compagnie de deux comparses: les Grands Hurleurs. Le trio était au Théâtre Belcourt, vendredi soir.

Avec ce spectacle, Nicolas se sculpte une personnalité musicale qui n'est pas en rupture avec ce qu'on connaît de lui mais plutôt une évolution. Toujours amoureux du traditionnel, le violoniste explore les territoires environnants avec appétit et une ferveur qu'il partage très manifestement avec ses hurleurs: Simon Lepage à la basse et Simon Marion à la guitare.

Sur des esquisses néo traditionnelles, le trio peint vraiment toutes sortes de choses, laissant libre cours à leur imagination, à leur virtuosité et à leur intelligence musicale. Simplement expliquer les choses pourrait ne pas leur rendre justice. Dire qu'ils interprètent une chanson traditionnelle bretonne, Rossignolet, sur des rythmes funky, ça peut laisser perplexe. Il faut l'entendre pour comprendre que ça fonctionne. Comprendre que les musiciens ont perçu quelque chose qui aurait échappé au commun des mortels et que ça relance la chanson sans, pourtant, la transformer. C'est plutôt étonnant mais très intéressant.

Cela dit, n'allez pas croire qu'un spectacle de Nicolas Pellerin est un laboratoire musical. Ça swingue la bacaisse plus souvent qu'autrement et il n'est pas rare que le meneur du groupe se rende au micro après une chanson et qu'il soit à bout de souffle. Le genre musical a ses impératifs et on a aussi droit à des chansons à répondre ou à des reels. C'est simplement qu'on n'a pas l'impression de retomber dans des ornières maintes fois creusées et qu'on a l'impression que la surprise nous attend toujours au détour de la pièce suivante.

D'abord, parce que les pièces sont originales. Elles ont fait l'objet de recherches de la part des musiciens qui fouillent le répertoire, parfois local, d'ailleurs, pour exhumer des chansons oubliées. Et en plus, ils donnent à la musique des airs de jeunesse par des détours musicaux et des transitions habiles et fluides qui font qu'on se retrouve tout d'un coup dans une atmosphère traditionnelle alors qu'on avait commencé la pièce complètement ailleurs.

Tout cela est aussi inventif aussi bien au niveau rythmique que dans les arrangements. Et grâce à l'apport de l'électronique, ils arrivent, quand il le faut, à faire sonner leurs trois instruments comme s'il y en avait le double. Ce qui n'empêche pas Nicolas de chanter aussi a cappella.

La soirée n'a donc pas manqué de variété.

Évidemment, Nicolas Pellerin épluche son album mais il emprunte aussi à son opus précédent en compagnie de son frère Fred pour La Lurette en colère, par exemple, ou Dans la prison de l'ombre. Nicolas a une plus jolie voix que son frérot mais moins expressive et singulière. Dans ses interprétations, on le sent davantage au service de la chanson.

Si on se rend sur le site de Nicolas Pellerin sur MySpace, on peut constater que le trio des hurleurs sera très occupé dans les prochains mois mais on remarquera aussi qu'on ne pourra les voir dans la région avant plusieurs semaines. Ils seront au Centre des arts le 18 février. On ne perd sans doute rien pour attendre: c'est un spectacle qui vaut le déplacement.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer