La situation n'a pas évolué depuis, de sorte que pour l'instant, l'événement ne sera pas présenté en 2010 non plus et rien n'indique qu'il reprenne éventuellement.
Il reste pourtant cinq personnes au sein du conseil d'administration mais celles-ci ne sont pas en mesure de remplir les tâches qui viennent avec la tenue d'un pareil événement, en particulier celle, cruciale, de la recherche de commandites.
«Nous avons beaucoup de bénévoles disponibles pour aider au moment de la présentation de l'événement, indique Hélène Champagne une des membres du conseil d'administration, mais c'est toute la portion de la préparation de l'événement qui est trop exigeante pour nous. Nous sommes tous des gens à la retraite et certains d'entre nous ont plus de 70 ans alors c'est une tâche trop lourde. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas réalisé la 15e édition en 2009. Nous sommes encore dûment enregistrés en tant qu'organisme sans but lucratif mais il faudrait qu'un autre groupe vienne prendre la relève. On pourra même leur léguer les avoirs financiers de l'organisation de sorte qu'ils n'auraient pas à assumer le moindre déficit. Nous n'avons pas arrêté de présenter l'événement pour des questions financières.»
Le comité a joui d'une excellente collaboration de la part de la Corporation de développement culturel de Shawinigan qui demeure très ouverte à donner un coup de main à une éventuelle relève.
«Pour moi, c'est dommage que l'événement ne soit plus présenté, dit Clémence Bélanger, responsable du Centre d'exposition Léo-Ayotte du Centre des arts. On ne peut malheureusement pas prendre l'événement à notre charge parce que ça nous obligerait à le faire également pour plusieurs autres événements et on n'a pas ces capacités-là. Par contre, nous sommes en mesure d'appuyer un nouveau conseil d'administration tant sur le plan financier que matériel ou par un support technique.»
«C'est dommage parce que c'était une très belle manifestation artistique qui constituait un excellent complément à l'offre en arts visuels dans la région. C'était un événement de qualité qui attirait une clientèle importante, de la région comme de l'extérieur, dans un créneau qu'on ne retrouve pas dans les autres manifestations du genre dans la région.»
«Il n'est pas facile de trouver une relève quand des organisateurs s'essoufflent. Il y a des gens susceptibles de le faire mais ceux que je connais sont déjà impliqués ailleurs. Depuis quelques années, les commanditaires majeurs ont choisi de se tourner vers les festivals et autres gros événements plutôt que les plus modestes comme le Symposium. C'est dommage, mais on souhaite vraiment que l'événement puisse renaître.»










