Cette pièce de Milan Kundera est un hommage au roman de Diderot «Jacques le fataliste» et nous ramène au 18e siècle, plus précisément sur les pas d'un valet nommé Jacques, et son maître, qui traversent ensemble le pays et qui, chemin faisant, évoquent tour à tour les dédales de leur vie amoureuse passée.
D'un côté, on découvre le maître, un homme taciturne et fataliste qui se retrouve en opposition avec son valet, plutôt apôtre du libre-arbitre. Or si les deux courants de pensée font place à la réflexion, la pièce sera visitée à Trois-Rivières bien davantage sous son profil comique, note le metteur en scène, Éric Ahern.
«Le plus important dans cette pièce n'est pas son aspect philosophique mais davantage les histoires que se racontent les deux personnages. C'est un ton très léger et libertin.»
Sur le plan de la distribution, Jacques sera incarné par le jeune Guillaume Cholette-Janson alors que son maître sera interprété par Patrick Lacombe, qui avait d'ailleurs déjà joué ce rôle il y a quatre ans dans une production de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Autour d'eux, on retrouvera plusieurs personnages satellites honorés par les comédiens Martin Bergeron, Line-Marie Bourbeau, Marie-Claude Brasseur, Rémi Francoeur, François Gagné, Marie-Andrée Leduc, Luc Thiffaut, Shany Lafontaine et Rose-Anne Déry-Tremblay. Tous ces comédiens feront revivre le passé de nos deux hommes.
Dans son exercice de mise en scène, Éric Ahern a par ailleurs confié à chaque personnage-satellite le profil d'un animal, que le public reconnaîtra à la fois par les costumes et les maquillages, de manière à souligner chez chacun leur côté animal, voire libidinal.
«Jacques et le maître incarnent l'humain par leur pensée, leurs réflexions et leur capacité à se raconter. Ils sombrent toutefois dans leur instinct primaire et animal lorsqu'ils abordent leur vie amoureuse, ou plutôt leur vie affective et sexuelle», explique le metteur en scène.
Le public peut prévoir une soirée de 90 minutes sans entracte.











