La jeune femme présente aujourd'hui son tout premier album, Smooth Road, dont elle fera le lancement trifluvien mercredi, 17 h, au restaurant Le Rouge Vin de l'Hôtel Gouverneur.
Il ne s'agit vraiment pas d'une récente vocation puisque l'artiste a étudié en chant jazz à l'Université de Montréal jusqu'en 2005. Depuis, elle a présenté des spectacles dans de petites salles et bars à Montréal, surtout mais aussi Québec.
Or, avec son établissement à Saint-Élie, elle a récemment ciblé quelques lieux de la région comme la librairie De la coupe aux livres ou le Café Morgane pour ses spectacles.
Par ailleurs, elle vit principalement des revenus que lui procurent des contrats comme chanteuse et narratrice dans des publicités ou comme chanteuse pour des musiques de films, par l'intermédiaire de studios montréalais.
«Je suis chanceuse parce que ce travail-là me donne une certaine liberté pour ce qui est de ma carrière de chanteuse en solo. Je peux faire du jazz et je ne suis pas obligée de faire des événements corporatifs pour gagner ma vie. Sans compter que ça m'a permis de faire mon premier disque à mon nom après plusieurs collaborations pour le compte d'autres artistes.»
Or, pour cette première, elle a choisi de présenter quelque chose qui illustre, en quelque sorte, une période de sa vie.
«C'est comme une photo de mon histoire depuis la fin de l'université. C'est mon parcours incluant la vie de famille puisque j'ai une petite fille de 21 mois et un autre bébé en route, mon déménagement à la campagne, etc. C'est vrai que c'est la musique jazz que j'ai beaucoup travaillée à l'université mais c'est aussi la musique que j'écoute au quotidien. Des chanteuses des années 50, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughn, etc. C'est ça qui fait partie de mon univers.»
«Je compose aussi mais je n'étais pas rendue au point de présenter mes compositions. On retrouve beaucoup de standards de jazz et des extraits de comédies musicales sur l'album, puisque les deux sont souvent étroitement liés et comme j'ai étudié en théâtre musical au collégial, tout ça m'est familier.»
L'album a représenté à peu près un an de travail qui s'est fait aussi bien à la maison, puisque son conjoint, Jeannot Bournival, a un studio à domicile, que dans le studio de Claude Champagne, à Montréal et même à New York où a été réalisé le mixage final.
«J'ai été très chanceuse d'avoir plusieurs amis qui m'ont donné un coup de main et qui m'ont mis en rapport avec des gens extraordinaires. À New York, on a fait affaire avec un gars qui a fait le mixage pour Norah Jones et ça a vraiment cliqué entre nous.»
Même si le répertoire n'est pas inscrit dans notre culture populaire ici, au Québec, Julie Hamelin croit qu'il sera facile pour tous de pénétrer dans cet univers.
«Chaque chansons raconte une histoire en elle-même. Dans certains cas, même musicalement, c'est une histoire. Ceux qui sont moins familiers avec l'anglais vont apprécier également. Et puis, plusieurs airs sont connus: Feeling Groovy, de Simon and Garfunkel, Big Spender, etc. Comme j'ai des musiciens extrêmement expressifs, je pense qu'il est très facile d'entrer dans le 'mood' et d'aimer. C'est une musique qu'on met pour se laisser enrober. On écoute ça tranquillement en buvant un bon bol de lait chaud le matin et se réveiller tranquillement. En plus, ça fait connaître des chansons pas tellement connues mais que j'aime beaucoup.»
Smooth Road est disponible chez Archambault, dans les différentes succursales en province de même qu'en ligne, sur CDBaby. En tapant Julie Hamelin sur un moteur de recherche, on pourra se rendre sur le site MySpace de l'artiste qui offre toutes les informations pertinentes.











