On rappelle la formule, toute simple. Les meilleures idées ne le sont-elles pas toujours, du reste? L'exposition Repérage II présente 35 artistes. On a invité différents chefs de la région à réaliser 35 bouchées inspirées par des oeuvres d'art qu'on retrouve dans l'exposition.
Le public était invité à abandonner ses papilles au savoir-faire des chefs et à leur créativité. Pour la majorité des bouchées, les 12 restaurants ou traiteurs invités avaient accompagné leur création culinaire d'une courte note expliquant la nature de l'inspiration derrière chaque création. Ça pouvait être les couleurs de l'oeuvre, sa forme, son sens, sa nature. Détail intéressant: on a imposé une oeuvre aux chefs en leur envoyant une simple reproduction pour les guider dans leur démarche créative.
Savoureuse, intéressante et, pour tout dire, irrésistible expérience. Du pur plaisir. Les 100 billets, à 35 $ pièce, se sont vendus en deux semaines, une semaine de moins que pour la visite gustative de l'an dernier.
Forte de cet incontestable succès, la responsable du Centre d'exposition Raymond-Lasnier, Marie-Andrée Levasseur, a déjà organisé quatre autres de ces visites gustatives pour l'année 2010: le 18 avril, à 14 h, pour des bouchées sucrées inspirées de l'expo Vent d'est (20 $ du billet), le 17 juin, 17 h, pour un 5 à 7 dans le cadre de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières (25 $ du billet), le 7 octobre, 17 h, pour un autre 5 à 7 au milieu de l'exposition Jusqu'à ce que la mort nous sépare (25 $ le billet) et, finalement, le 9 décembre prochain, à 18 h, pour un cocktail dînatoire (30 $ le billet) en compagnie des oeuvres de l'expo Bêtes de cirque. Les billets pour chacun de ces événement sont en vente dès aujourd'hui à la billetterie de la salle Thompson.
Pouvons-nous vous mettre l'eau à la bouche avec certaines des créations du menu d'hier? Une mousse de foie de canard sur biscotte de blé, par exemple. Ou une roulade de poulet, prosciutto, fromage de chèvre et tomates séchées. Pourquoi pas le Gravlax de truite à l'eau de vie sur fishka? À moins que vous ne préfériez le bison fumé sur tissage de parmesan ou encore que vous ayez un faible pour la verrine de ceviche de pétoncles et cidre de glace Neiges.
Divin, le ceviche, en passant, mais on peut facilement comprendre que quelqu'un craque pour les profiteroles de saumon fumé. Et on ne vous a rien dit des bouchées de pêches au coulis de fraises, des gâteaux cerises oranges ou même des meringues à la noix de coco.
Tout ça accompagné d'un sauvignon blanc Beringer et d'une syrah Liberty School, deux vins californiens.
Délectation intégrale, pupilles et papilles. Que dire de plus, si ce n'est de vous inciter à vous procurer des billets pour les prochaines visites gustatives.
«La vitesse à laquelle nous avons vendu nos billets montre un engouement, analyse Marie-Andrée Levasseur. Pour nous, il s'agit de faire découvrir l'art contemporain d'une autre façon. Il y a peut-être un tiers des gens ici ce soir qui ne fréquentent pas régulièrement les salles d'exposition; on a trouvé une façon nouvelle de les attirer. Ça fait aussi de la promotion pour les restaurants et traiteurs invités qui retrouvent ici une clientèle cible. En plus, c'est, pour nous, une nouvelle forme de tourisme d'expérience culturelle. Si un groupe veut réserver pour une soirée de ce type, on va le faire pour eux. C'est un produit qu'on va développer.»
Du côté des chefs, l'expérience n'est pas moins intéressante. «C'est un défi très plaisant pour nous, d'indiquer Maxime Lemaire, sous-chef du restaurant Le Rouge Vin, qui a travaillé à l'élaboration du menu. Ça nous aide à avoir des idées pour des canapés qu'on va éventuellement servir au restaurant. C'est une belle occasion d'explorer de nouvelles avenues culinaires. Par ailleurs, ça nous donne une belle visibilité auprès de notre clientèle potentielle. Tout cela est très positif.»









