Même si l'art (la musique, la danse, le théâtre) s'est toujours imposé comme intérêt principal dans la vie de Marie-Luce Béland, on peut dire que sa rencontre avec Steve Veilleux, dans un vernissage à Drummondville, a contribué à donner un certain élan à sa carrière.
Séduit par le talent de la chanteuse trifluvienne, Steve Veilleux l'a invitée à participer à la tournée du groupe (Nulle part ailleurs) à l'automne et l'hiver 2006. Il a aussi composé des chansons pour sa protégée, chansons qui se sont retrouvées sur le premier album de Marie-Luce, À l'envers, paru à la fin de l'été 2007.
Dix des 11 pièces sont signées Steve Veilleux, la onzième étant issue de la plume de la chanteuse qui a écrit sa première chanson à l'âge de 19 ans, ébranlée par le décès accidentel d'un ami. La composition qui se retrouve sur l'album a été inspirée par son père à l'occasion de la fête des pères.
Depuis la sortie de son disque, l'interprète de Pleine lune a multiplié les spectacles avec Kaïn, mais aussi en solo. C'est Steve Veilleux qui a eu l'idée de mêler les répertoires des trois albums de Kaïn et de celui de Marie-Luce pour en offrir une version épurée, en duo.
«Nous sommes toujours tous les deux sur scène. C'est très chaleureux. C'est un peu comme si on invitait les gens dans notre salon», décrit Marie-Luce Béland en parlant de la formule du spectacle.
Si Steve Veilleux est davantage en processus de redécouverte des chansons de Kaïn en version acoustique, sa partenaire de scène nage en eaux connues, habituée aux concerts intimistes privilégiant le contact plus étroit avec le public.
«J'ai beaucoup choisi la formule acoustique pour mes spectacles, pour que les gens me découvrent à nu. Tu ne peux pas mentir en formule acoustique», note la chanteuse en confiant avoir été déçue de constater les piètres talents vocaux en performance «live» de certaines chanteuses connues.
«Chanter pour 100 000 personnes dans un festival est tellement impersonnel. Tu vois une masse de monde, mais tu ne vois pas les expressions des gens, leurs sourires, leurs larmes ou leur ennui. C'est beaucoup plus stressant de chanter devant 100 personnes que tu vois!», observe aussi l'artiste de 24 ans.
Des projets
Marie-Luce Béland travaille sur un nouvel album. «On est en production. On est en train de choisir les chansons. Ce sera un album plus rock. On vise l'automne pour la sortie», indique celle qui sera plus impliquée dans l'écriture des chansons du prochain disque.
«Je pensais que j'étais seulement interprète... J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les auteurs-compositeurs, et aussi pour ceux qui jouent d'un instrument en chantant», dévoile l'énergique jeune femme, visiblement avide de nouveaux défis.
Celle qui a étudié la musique à l'école Sainte-Ursule et la danse au niveau collégial souhaite aussi développer son côté actrice-comédienne. Elle s'est déjà soumise à quelques auditions pour des comédies musicales, et attend la réponse à sa demande d'admission dans le programme de certificat en interprétation théâtrale à l'UQTR.











