Avec ce projet, la chanteuse veut initier les jeunes à l'opéra et rendre cet art accessible au point que les jeunes puissent même en monter des extraits en spectacle dans le cadre d'une activité parascolaire. L'activité s'adresse aux élèves de 5e et 6e année du primaire ainsi qu'aux cinq niveaux du secondaire.
Dans un premier temps, avec le 101, Odette Beaupré offrira une initiation à une oeuvre d'opéra ou d'opérette avec la présentation de certains éléments de base comme la mise en place d'un opéra, les phases de l'apprentissage, etc.
Avec l'opéra 102, la mezzo-soprano poussera la démarche un peu plus loin en travaillant avec les professeurs de l'école concernée pour monter des extraits d'opéra avec choeurs qui se solderont par une prestation devant la classe, ce qui intégrera la chorale de l'école et/ou l'harmonie dans les cas où il s'en trouve une.
Avec l'opéra 103, la démarche est amenée plus loin encore avec une mini-production s'adressant à l'ensemble des élèves d'une école qui s'exécuteront dans une version abrégée d'opéra ou d'opérette incluant des solistes, un choeur, une trame sonore ou la prestation d'une harmonie, récitatifs parlés et scénographie.
Pour ce faire, on fera ainsi appel à diverses ressources de l'école pour qu'on puisse, au terme de la démarche, présenter une performance devant l'école et le grand public.
À une certaine époque pas si lointaine, la démarche aurait pu paraître vouée à l'échec mais la tendance actuelle semble marquée par une ouverture à l'opéra.
«Le projet peut paraître audacieux, admet sa conceptrice, mais je l'ai vécu quand j'ai travaillé à Toronto et j'ai vu le succès que ça a connu. J'ai vu les étoiles dans les yeux des jeunes qui ont participé. En général, on sent qu'il y a un certain engouement pour l'opéra, particulièrement chez les jeunes. L'opéra se démocratise enfin!»
«L'important, pour moi, c'est de s'adresser aux enfants les plus jeunes possibles parce qu'ils ont une ouverture naturelle. Il suffit de leur raconter l'histoire d'un opéra comme Faust et ils ont les yeux qui s'ouvrent tout grands. Les histoires, c'est universel. Avec l'opéra, l'histoire s'agrémente de musique, de voix, de décors, etc. Idéalement, j'aimerais amener ces jeunes à l'opéra de telle sorte qu'ils commencent eux-même à avoir envie d'en voir et qu'on développe ainsi un public d'amateurs.»
«J'aimerais aussi contribuer à amener des jeunes à chanter et à viser une carrière. C'est très légitime et accessible pour ceux qui en ont le talent.»
Ce programme parascolaire sera offert dans le catalogue des activités offertes aux enseignants de toutes les écoles de la province dès septembre prochain.
Odette Beaupré est d'attaque pour répondre à la demande d'où qu'elle vienne en province.
«Je poursuis mon travail avec mes propres élèves dans mes cours mais comme je suis maîtresse de mon horaire, je ne vois pas de problème à aller n'importe où. Je pense que la force de ma proposition, c'est que je vais fonctionner avec les ressources disponibles à l'endroit où je vais: ce sera un travail en collaboration avec les professeurs et je vais adapter mon contenu aux besoins et demandes de chaque école.»
Entretemps, Odette Beaupré compte monter ici, à Trois-Rivières, un spectacle sur une base similaire à celle qu'elle offrira dans les écoles l'an prochain et le présenter dans le cadre du FestiVoix 2010.










