Pour l'instant, les chiffres d'affluence pour les expositions sous le thème commun de la mort sont forcément très partiels quand ils ne sont pas carrément impossibles à déterminer quand l'exposition thématique n'est qu'un élément parmi d'autres offerts aux visiteurs, comme c'est le cas au Musée québécois de culture populaire.
Il semblerait qu'à Trois-Rivières, on connaisse, jusqu'ici, une certaine baisse d'achalandage en comparaison des résultats de 2009 et même en regard de ceux de 2008. Il importe cependant de spécifier que Trois-Rivières avait considérablement tiré profit, l'an dernier, de la campagne de publicité «T-Rès Trois-Rivières» de même que des retombées des fêtes du 375e, ce qui avait influencé les chiffres de fréquentation touristique à la hausse.
La petite baisse par rapport à 2008 serait donc, à première vue, plus significative. Par contre, les institutions situées sur la rive-sud sembleraient se diriger, elles, vers une hausse d'achalandage, notamment attribuable au gros succès que connaît l'exposition À la vie, à la mort, présentée au Musée des religions du monde de Nicolet.
«Disons qu'il n'est pas acquis que la saison sera meilleure que l'an dernier pour l'ensemble des institutions muséales réunies au sein de Médiat-Muse, indique Jean-François Royal, président du conseil d'administration de l'organisme. La très belle température n'attire peut-être pas les visiteurs vers les activités intérieures autant que lors des dernières années. Par contre, il faut attendre avant de tirer quelque conclusion que ce soit parce que le mois d'août est toujours intéressant.»
Il apporte quand même une nuance importante sur l'analyse des chiffres. «Peu importe les chiffres de fréquentation, on va considérer que c'est un succès et on ne remettra pas en cause l'idée d'une exposition territoriale parce que les retombées se calculent d'une autre façon. Le premier avantage que retirent les institutions membres dans pareille initiative, c'est la visibilité que ça leur donne. D'abord, ils profitent d'une campagne de publicité commune importante et ensuite, les visiteurs à l'une ou l'autre des institutions visées y reçoivent de l'information sur les autres expositions présentées ailleurs. Les visiteurs se voient donc offrir un éventail d'options qu'ils n'auraient pas eues autrement.»
«Avec l'exposition territoriale sur la mort, cette année, on savait que certains visiteurs pourraient être rebutés, mais on s'attendait surtout à ce qu'on parle de nous et à ce titre, ça a très bien fonctionné. En plus, on véhicule quelque chose d'important: les institutions muséales peuvent prendre une part active dans un débat de société. On peut divertir, mais on peut aussi le faire en faisant réfléchir les visiteurs, et ce, même quand ils sont en vacances. Chez-nous, au Musée des religions du monde, on a eu de très nombreux commentaires de gens qui nous remercient précisément de les avoir fait réfléchir avec notre exposition principale.»
«Le thème de notre prochaine exposition territoriale sera peut-être plus léger mais en ce qui me concerne, je n'aurais aucun problème à reprendre un autre thème lourd de sens.»











