L'exposition est incontournable pour un très vaste public. D'abord, parce que les photos sont d'une qualité exceptionnelle puisqu'il s'agit des 40 photos finalistes aux Prix Antoine-Désilets remis annuellement aux photographes de presse québécois.
Les photographies sont particulièrement accessibles, souvent spectaculaires et elles frappent systématiquement l'imagination. Qui plus est, elles sont liées à des événements de l'actualité ou des reportages dont une majorité de spectateurs se souviennent parce qu'ils ont marqué l'année 2009.
Les oeuvres sont regroupées en cinq catégories: nouvelles, portraits, photo reportage, vie quotidienne et sports. Deux photographes de la région font partie des finalistes. Il s'agit d'Olivier Croteau et de Sylvain Mayer, du Nouvelliste, qui ont tous les deux vu une de leurs photos sélectionnées par le jury présidé, en 2009, par Gunther Gamper.
Sylvain Mayer en est à sa 7e nomination dans le cadre de ce concours institué en 2005. Chacune d'elle a eu une signification particulière pour lui. «
Être en nomination est une belle marque de reconnaissance et un grand honneur parce qu'on affronte les meilleurs photographes de presse au Québec. Je présente ma candidature à chaque année parce que j'aime la compétition. J'ai toujours détesté qu'on nous catégorise du seul fait qu'on travaille ''en région''. On fait de l' excellent travail même en-dehors des grands centres et pas toujours avec des moyens aussi importants.»
«Mon critère pour choisir une photo, c'est d'abord et avant tout l'émotion qu'elle suscite.»
Olivier Croteau a lui aussi vu une de ses photos de sport choisie par le jury et ce, pour une troisième fois. Pour lui, la qualité d'une photo de presse tient à ce qu'elle se passe de toute explication.
«Pour faire mon choix, je regarde d'abord les événements importants de l'année parce que c'est souvent là que les photos marquantes apparaissent. Quand je trouve une photo qui dit tout, grâce à laquelle le spectateur va d'emblée tout comprendre de la situation dans laquelle elle a été prise et dans laquelle il comprend tout ce que le photographe a voulu dire, c'est qu'elle est bonne.»
Olivier Letarte, coordonnateur du Centre culturel Pauline-Julien, estime qu'il fait un très bon coup en présentant cette exposition.
«Notre mandat est de rendre accessible l'art au plus vaste public et la photographie est une excellente façon de le faire. En plus, la qualité de cette exposition est exceptionnelle et tout le monde est susceptible de l'apprécier.»
On peut voir gratuitement l'exposition les jeudis, vendredis et samedis après-midi, de 13 h à 16 h.











