L'entente s'est conclue officiellement mercredi dernier et il est, par elle, acquis que la toute première exposition de ce partenariat sera une reprise de À la vie, à la mort, l'événement international qu'on avait présentée à Nicolet à l'été 2010 en grande première nord-américaine.
«Le conseil d'administration de la Basilique cherchait à exploiter cette salle où on a présenté Les trésors du Vatican il y a quelques années, d'expliquer le directeur général du Musée, Jean-François Royal. Comme ils n'ont pas d'expertise muséale et que M. Tremblay, le président du conseil d'administration avait vu À la vie, à la mort, il a pensé au Musée des religions du monde en espérant qu'on soit en mesure de présenter de nouveau cette exposition.»
Les contacts ont été pris par Jean-François Royal avec le couple formé de la journaliste Beate Lakotta et du photographe Walter Schels, qui ont créé l'exposition et l'exposition était non seulement disponible pour l'été prochain, mais les créateurs se sont apparemment montré ravis de revenir au Québec.
Par ailleurs, les expositions des oeuvres de Claude Lafortune (2015) et Tabarnak! l'expo qui jure (2016) seront aussi au programme de la Basilique aussitôt qu'elles auront rempli leurs engagements déjà conclus avec d'autres musées.
«L'entente est plus que la présentation d'expositions, dit Jean-François Royal. Il s'agit véritablement d'un partenariat par lequel on va gérer la collection de la Basilique et les boutiques du Musée et de la Basilique. Pour À la vie, à la mort, il fallait régler la question des coûts qui sont importants alors que pour Claude Lafortune ou Tabarnak... elles nous appartiennent, alors, on peut en disposer comme on le veut.»
La Basilique reçoit annuellement 800 000 visiteurs, ce qui représente des revenus de quelque 8 millions $ par an.
«Avec la présentation d'expositions, de poursuivre Jean-François Royal, ils souhaitent dépasser le cap du million de visiteurs par année. C'est à nous de trouver des expositions permettant d'atteindre cet objectif. Pour 2012, en demeurant très réaliste, je pense qu'on peut espérer attirer 50 000 personnes, surtout que l'exposition durera jusqu'à l'Action de grâces. Après, il faudra trouver des expos originales pour 2013 et 2014. Pour ce qui est du temps des Fêtes, ce seront des expositions de crèches que nous possédons dans notre collection.»
«De notre côté, nous allons y gagner beaucoup par la crédibilité que ça va donner au musée en démontrant notre savoir-faire à un large public. C'est vraiment un très gros coup pour nous. Quand je suis arrivé ici, j'avais dit que je voulais faire passer notre musée à l'échelon supérieur et cette entente vient confirmer que nous y sommes arrivés. C'est une forme de consécration.»
L'entente inclut également des clauses financières assurant des revenus dont nous n'avons pu obtenir le niveau mais qui contribueront considérablement au développement de l'institution nicolétaine.