Richard Purdy exposera au parc olympique

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Le travail de Richard Purdy à Espace Shawinigan... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le travail de Richard Purdy à Espace Shawinigan lui a permis de décrocher un contrat pour deux installations au parc olympique de Montréal.

Photo: Stéphane Lessard

François Houde

François Houde
Le Nouvelliste

Le travail de Richard Purdy à Espace Shawinigan au cours des deux derniers étés a porté fruit pour l'artiste puisqu'il vient de décrocher un contrat pour deux installations, l'été prochain, au parc olympique de Montréal.

Purdy réalisera une installation à l'entrée du Biodôme dans laquelle il reprendra certains thèmes exploités dans L'Écho-l'eau en invitant les spectateurs à franchir un plancher d'eau sous un orage dans une simulation de forêt. Par ailleurs, l'artiste domicilié à Saint-Élie-de-Caxton, installera un grand bassin d'eau ovale de près de 35 mètres de diamètre à l'extérieur, sur l'esplanade du stade de façon à ce que sa tour se reflète dans le bassin.

«Ce sont les gens du Biodôme qui m'ont contacté après avoir vu L'Écho-l'eau, d'expliquer Richard Purdy. Je leur ai proposé mon projet, intitulé «trOmbe» et ils ont été tellement emballés qu'ils en ont parlé aux responsables de la tour du stade pour que je double mon projet. Je les ai rencontrés à leur tour et on a signé un contrat jeudi dernier. L'installation sera présentée du 14 juin jusqu'à la fin octobre.»

«Je suis un spécialiste des installations in situ et j'exploite le côté multisensoriel pour offrir aux gens une expérience totale qui stimule plusieurs sens simultanément plutôt que la seule vue. Le bassin extérieur reprendra le principe du plancher d'eau mais les gens pourront simplement apprécier l'aspect visuel assuré par la réflexion du ciel et de la tour du stade à l'envers sur ce très grand miroir ou ils pourront aussi y barboter pour ajouter la sensation physique à l'expérience.»

«J'ai été tellement impressionné par l'espace où je vais travailler à côté du stade! Devant une structure aussi gigantesque, je me suis dit que la façon de donner un aspect impressionnant à l'installation, c'est de doubler l'ampleur de la structure en utilisant sa réflexion. J'adore travailler in situ et en plus, j'aime les oeuvres qui peuvent rejoindre le grand public. C'est une des directions de mon travail depuis quelques années: réconcilier le grand public avec l'art contemporain et ces projets sont des occasions idéales.»

«Je veux rendre l'art accessible en utilisant l'imagination des créateurs plutôt que de faire toujours appel à des acrobates. L'expérience sensorielle devient le véhicule, d'où mon idée de faire vivre un orage aux gens avec le son, les sensations physiques, le visuel, etc. Les gens pourront le vivre à leur guise, c'est à dire qu'ils pourront éviter de passer sous la pluie et simplement regarder, s'ils le veulent.»

Le professeur de l'UQTR qui se dit toujours animé d'une joie d'enfant dans son travail artistique, aura une année 2012 très occupée même s'il prendra un congé sabbatique de l'université pour quelques mois. Il quitte bientôt pour l'Australie où, à la suite d'une courte résidence de travail, il passera près de trois mois.

Au retour, il devra non seulement mettre sur pied ses projets montréalais mais il s'attellera également à deux projets à Nicolet. Un, en tant que commissaire d'une exposition intitulée La chapelle des fous présentée au Musée des religions et l'autre, en tant qu'artiste exécutant, intitulée La grande plaisanterie, au Centre des arts populaires.

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