Rares sont les petites écoles qui, en milieu rural surtout, ont un «vrai» gymnase. On parle davantage d'une salle multifonctionnelle qui sert à la fois aux cours d'éducation physique et d'art dramatique. Cette situation n'empêche pas les élèves de pouvoir profiter d'équipements sportifs de qualité et généralement en bonne quantité.
Photo: Stéphane Lessard
«On pourrait installer un système de haut-parleurs mais les enfants y tiennent beaucoup, à cette cloche. Et vous savez, on n'a que deux classes. Alors, elle s'entend», lance en riant la directrice, Lise Robitaille.
La Commission scolaire de la Riveraine est celle qui, sur le territoire qui nous concerne, réunit le plus grand nombre d'écoles primaires de moins de 100 élèves. Une quinzaine en tout. La moitié d'entre elles sont des écoles de cycles, ce qui laisse croire que les relations de bon voisinage peuvent être un gage d'avenir pour les maisons d'enseignement qui, en milieu rural, sont particulièrement affectées par la décroissance démographique.
Au Québec, il y a les écoles primaires uniques qui accueillent les enfants de la maternelle à la sixième année, et il existe les écoles de cycles qui sont fréquentées par des élèves de quelques niveaux seulement. Par exemple, du préscolaire à la 3e année, les enfants de Sainte-Eulalie et d'Aston-Jonction sont regroupés à l'école des Arbrisseaux (Sainte-Eulalie). Tout ce petit monde prend ensuite la direction de l'école de la Croisée (Aston-Jonction) pour y compléter leur 4e, 5e et 6e année. L'école des Arbrisseaux est fréquentée par 53 élèves, comparativement à 32 enfants à l'école de la Croisée.
Mme Robitaille est directrice de ces deux établissements en plus de diriger l'école Arc-en-Ciel, à Saint-Monique, un établissement scolaire de 92 écoliers.
Pour elle, les écoles de petite taille ne présentent aucun inconvénient. «Je n'y vois pas de désavantages, que des défis!», affirme Mme Robitaille. Elle constate que la participation des parents et la collaboration de la communauté constituent le secret du succès d'une petite école. «Je dois laisser de la place aux parents. Sans eux, on ne pourrait pas arriver au même résultat», soutient la directrice.
À Aston-Jonction, l'implication du milieu crée un climat familial à l'intérieur des murs de l'école en plus de favoriser un sentiment d'appartenance parmi les enfants. D'ailleurs, tous les vendredis midis depuis septembre dernier, les élèves de l'école de la Croisée peuvent manger des repas chauds que des bénévoles viennent leur servir sur place.
Mme Robitaille explique que de faire appel à un traiteur, pour 32 enfants, n'était pas une avenue tellement rentable. Le conseil d'établissement s'est donc tourné vers un boucher «de la place» qui leur prépare, par exemple, de la sauce à spaghetti. Lorsque les bénévoles (parents, grands-parents et retraités de la municipalité) se présentent à l'école, il ne reste plus qu'à faire cuire les pâtes.
La directrice apprécie cette convivialité, tout comme l'ouverture dont fait preuve l'administration municipale. Tout le monde travaille de concert pour la mise en place d'une bibliothèque, d'un parc dans la cour de récréation, etc. L'école prête également son gymnase alors que la municipalité entretient la patinoire qui peut être utilisée par le prof d'éducation physique. En résumé, tous les moyens sont bons pour contrer l'exode et assurer la survie de l'école du village.
Moins d'élèves, plus de solutions?
Une petite école serait-elle une solution aux problèmes de discipline en classe?
«Comme on a moins d'élèves, les enfants qui ont des troubles de comportement ou des difficultés d'apprentissage sont plus faciles à détecter. On peut donc réagir plus rapidement. On a l'obligation d'intervenir lorsqu'il y a par exemple un conflit entre élèves. Comme ils sont peu nombreux, il ne faut pas tarder à aider les jeunes impliqués. Ça pourrait devenir invivable sinon», admet Lise Robitaille, directrice de l'école de la Croisée où on dénombre 32 élèves. Ils sont répartis dans deux classes multi-niveaux: un groupe de 4e et 5e année et un autre de 5e et 6e année du primaire. Deux enseignants, un homme et une femme, oeuvrent auprès de ces derniers.
Professionnels et spécialistes se présentent régulièrement aussi à l'école de la Croisée, un établissement où, insiste la directrice, les enfants ont accès à une qualité de services comparable à ce qui est dispensé dans les écoles plus populeuses.
Ceci dit, elle convient que d'enseigner dans une petite école, à un groupe multi-âges de surcroît, exige une bonne dose de créativité de la part des enseignants qui sont appelés à exploiter des approches pédagogiques adaptées à leur réalité.
«Mais c'est certain qu'ils ont plus de temps à accorder à chaque élève et ça, c'est très aidant. L'enseignant peut davantage répondre aux besoins de chaque enfant», précise Mme Robitaille.
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Une petite école serait-elle une solution aux problèmes de discipline en classe?
«Comme on a moins d'élèves, les enfants qui ont des troubles de comportement ou des difficultés d'apprentissage sont plus faciles à détecter. On peut donc réagir plus rapidement. On a l'obligation d'intervenir lorsqu'il y a par exemple un conflit entre élèves. Comme ils sont peu nombreux, il ne faut pas tarder à aider les jeunes impliqués. Ça pourrait devenir invivable sinon», admet Lise Robitaille, directrice de l'école de la Croisée où on dénombre 32 élèves. Ils sont répartis dans deux classes multi-niveaux: un groupe de 4e et 5e année et un autre de 5e et 6e année du primaire. Deux enseignants, un homme et une femme, oeuvrent auprès de ces derniers.
Professionnels et spécialistes se présentent régulièrement aussi à l'école de la Croisée, un établissement où, insiste la directrice, les enfants ont accès à une qualité de services comparable à ce qui est dispensé dans les écoles plus populeuses.
Ceci dit, elle convient que d'enseigner dans une petite école, à un groupe multi-âges de surcroît, exige une bonne dose de créativité de la part des enseignants qui sont appelés à exploiter des approches pédagogiques adaptées à leur réalité.
«Mais c'est certain qu'ils ont plus de temps à accorder à chaque élève et ça, c'est très aidant. L'enseignant peut davantage répondre aux besoins de chaque enfant», précise Mme Robitaille.














