Crise financière: des perspectives plus favorables au Canada

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Crise financière: des perspectives plus favorables au Canada

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Alain et Denis Colbert du Groupe Colbert, le conférencier Jean-François Dion et Patrick Charlebois, également du Groupe Colbert. 

Photo: Stéphane Lessard

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «L'économie canadienne n'échappera pas au ralentissement global, mais demeure parmi les mieux positionnées, son secteur bancaire étant l'un des plus solides au monde.»

Voilà des propos susceptibles de rassurer les clients investisseurs du groupe Colbert réunis en session d'information, surtout quand ces propos sont tenus par le vice-président et conseiller en gestion de portefeuille d'actions chez RBC Dominion valeurs mobilières, Jean-François Dion.

 

Selon lui, le ratio d'endettement du Canada est l'un des plus bas des économies du G7, les Canadiens sont beaucoup moins endettés que les Américains et le marché immobilier n'a pas subi les excès du marché américain.

«On s'attend à d'autres baisses de taux d'intérêts», a-t-il confié, le jour même où la Banque du Canada abaissait d'ailleurs son taux directeur d'un quart de point.

Le conférencier du jour a expliqué la forte baisse du dollar canadien en raison de la chute du prix du pétrole et d'autres ressources naturelles.

«On s'attend à ce que le dollar canadien rebondisse à court terme suite à la résolution de la crise financière, pour atteindre 0,90­$ d'ici la fin de l'année, et subisse une baisse l'an prochain pour terminer 2009 à 0,85­$», soutient M.­Dion.

Quant au secteur des banques canadiennes, il est en baisse en raison des problèmes reliés aux prêts à risque américains. Ceux-ci sont à l'origine de la crise financière, tout comme l'écroulement du marché immobilier aux États-Unis. Une démonstration habilement faite par le spécialiste de RBC Dominion valeurs mobilières.

«La plupart des bourses mondiales sont en baisse de 35­% à 50­%, la volatilité est à un niveau record et le niveau de pessimisme est à l'extrême chez les investisseurs», a-t-il décrit.

Si les marchés baissiers s'étendent historiquement sur une moyenne de 13 ­mois, leur reprise se fait très rapidement: +11­% en trois mois, +21­% en six mois, +28­% en neuf mois et +40­% en 24 mois. «C'est très payant pour les investisseurs», a fait remarquer M.­Dion.

Celui-ci admet que les marchés boursiers reflètent déjà une récession économique et qu'une résolution de la crise dans le secteur financier à court terme mènerait à une reprise des marchés.

«Le cycle de désendettement de l'économie américaine prendra plusieurs années et limitera la croissance économique, les économies émergentes sont mieux positionnées pour le rebond qui fera suite à la crise, le prix du pétrole et des métaux restera probablement très volatile à court terme, mais la croissance des économies émergentes soutiendra la demande à plus long terme», a-t-il conclu.

 

 

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