Nouvelle mobilisation pour une relève papetière

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Nouvelle mobilisation pour une relève papetière

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Photo: Le Nouvelliste

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On connaît trop bien la situation: l'industrie papetière aura plus de 2000 postes à pourvoir d'ici cinq ans en raison des départs massifs à la retraite. Par contre, les mauvaises nouvelles font fuir les candidats. D'où cette nouvelle mobilisation provinciale initiée par le Cégep de Trois-Rivières pour tenter d'assurer une relève.

Hier, ils étaient une soixantaine de représentants de l'industrie et du milieu de l'éducation à réfléchir sur la question. Un premier exercice du genre avait eu lieu en mai dernier.

 

«Cette année seulement, il y a eu 114 départs à la retraite dans nos deux usines Kruger de Trois-Rivières, mais 138 embauches», a signalé Daniel Giguère, de la division Wayagamack. Et d'ici 2012, ce seront près de 200 des 1440 employés qui seront éligibles à la retraite.

Pourtant, le cours menant au diplôme d'études professionnelles en pâtes et papiers ne compte que 11 élèves et, en première année de la formation collégiale, il n'y a qu'un seul étudiant.

Ancien directeur des ressources humaines à la Belgo, Hervé Morissette voit le même phénomène en Outaouais alors qu'il assume des fonctions identiques pour Papiers White Birch, division Papier Masson. Un besoin de plus de 600 embauches sur cinq ans pointe d'ailleurs à l'horizon.

Pour le directeur du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP), Patrice Mangin, il ne faut surtout pas manquer le virage technologique. Car la main-d'oeuvre de demain devra maîtriser, par exemple, les bioprocédés et les nanotechnologies.

Or, on mise justement sur cette avenue «high tech» pour séduire la nouvelle génération. Et c'est sans compter les valeurs environnementales liées au bois.

Du côté de l'éducation, on envisage le début d'une formation DEP-DEC en pâtes et papiers dès l'automne 2009, grâce à la collaboration du Cégep et de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Et on souhaiterait aussi développer une nouvelle formation collégiale multidisciplinaire d'ici un an, selon le directeur des études du Cégep trifluvien, Réjean René.

Il y a également toute la question de l'information scolaire qui devrait impliquer l'industrie pour qu'elle ouvre ses portes aux jeunes. Pour sa part, le CIPP va ouvrir les siennes samedi, le 29 novembre, de 9h à 13h.

«Il y a de l'avenir dans les pâtes et papiers», a-t-on conclu en choeur, en présence du président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec, Guy Chevrette, qui assumait la présidence d'honneur de ce mini-colloque provincial.

 

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