Matériaux spécialisés dépose une offre finale

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Matériaux spécialisés dépose une offre finale

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La présidente de l'entreprise madame Rina Poirier-McGuire.

Photo: Olivier Croteau

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) Les 49 grévistes de Matériaux spécialisés devraient se prononcer en fin de semaine sur la dernière offre patronale même si le comité syndical la juge insuffisante.

Les deux parties viennent de conclure un sérieux blitz de négociations. Après avoir discuté intensément pendant huit jours au début du mois de février, les patrons et les représentants syndicaux étaient de nouveau réunis à 8 h, mardi. Les discussions ont pris fin à 2 h dans la nuit de mardi à mercredi.

 

Rina Poirier-McGuire indique que cette offre est finale. Selon la présidente de l'entreprise louisevilloise, cette proposition présente le maximum pour permettre aux travailleurs de mettre fin à une grève déclenchée il y a 11 mois. «Nous sommes allés le plus loin possible, compte tenu de la situation économique. On a bonifié l'offre. Nos espoirs sont grands», commente Mme McGuire, qui ne veut pas donner de détails quant à la composition de la proposition soumise à la partie syndicale.

Claude Gagnon, représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), a un avis contraire. Selon lui, l'employeur aurait pu faire un effort supplémentaire pour combler la différence entre son offre et les demandes salariales du syndicat.

«On est loin des demandes... et du raisonnable! On n'est pas en mesure de recommander l'acceptation. Ça, c'est clair.»

La présidente de Matériaux spécialisés a déjà déclaré au Nouvelliste qu'elle aura à prendre des décisions importantes en février si jamais le conflit persiste. Il semble bien qu'on soit rendu à cette étape.

«Nous sommes inquiets de la survie de l'usine et nous avons des ultimatums de nos clients. On n'a pas de matériel à livrer! Je ne peux pas demander à mes cadres de produire plus que 12 heures par jour, quatre jours par semaine», dit celle qui est prête à accueillir ses employés peu de temps après une éventuelle acceptation de la proposition.

Claude Gagnon indique toutefois que les deux parties n'ont pas réussi à en arriver à un accord de principe.

«Nous, on pense que l'employeur a encore de la place pour en donner un peu plus. L'employeur dit qu'il a des difficultés. Il a peut-être raison, mais on n'est pas nécessairement d'accord.»

Les représentants syndicaux passeront les deux prochains jours à vérifier le libellé de la proposition patronale. C'est à la suite de cette étape que l'exécutif convoquera ses membres en assemblée générale.

 

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