Les représentants des travailleurs de plusieurs compagnies papetières ont pris cette décision lors de leur toute récente conférence des politiques sur les salaires tenue à Montréal.
Davantage préoccupé par le renouvellement des prêts que des conventions collectives, le grand patron d'AbitibiBowater, David J. Paterson, avait soumis l'idée de repousser les négociations en 2010.
«On a refusé d'adhérer à ça et on va mettre cette demande là dans le paquet», a expliqué le représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), Claude Gagnon.
C'est la compagnie AbitibiBowater qui servira à établir le règlement modèle pour l'ensemble de l'industrie. La sécurité d'emploi sera l'enjeu numéro un et les syndicats souhaitent une entente de trois ans, à compter du 1er mai 2009.
Déjà, l'usine Laurentide, à Shawinigan, fait l'objet d'une paix industrielle en vue des prochaines négociations. C'est pour rassurer un «gros client» que la direction a décidé de renoncer au lock-out et que les employés ont accepté de ne pas recourir à la grève.
Mais la division du secteur Grand-Mère subira un nouvel arrêt de travail complet du 6 au 16 mars après avoir cessé ses opérations pour dix jours, il y a un mois. «Cela va toutefois permettre de faire des travaux de réparation», conclut M. Gagnon.











