Contrairement à ce que prétendait la semaine dernière le président du conseil d'administration, Jean-Guy Doucet, qui parlait d'une réévaluation de la situation, la décision a bel et bien été prise par le conseil d'administration et sera annoncée aux membres le 20 avril, lors de l'assemblée générale.
Joints par Le Nouvelliste, André Noël et Pierre Auger, membres du CA, n'ont pas nié la rumeur. Ils sont de ceux qui estiment que cette grave décision doit se prendre en toute transparence et que les membres ont le droit d'être mis au courant avant l'assemblée générale, afin de ne pas être simplement placés devant le fait accompli.
«Tant qu'aucune décision n'est prise, ça va bien de dire qu'on est en réflexion et que c'est la prérogative du conseil d'administration de garder une certaine réserve pour faire une discussion à tête reposée. Mais quand la décision est prise et que les gens nous posent des questions, parce que la rumeur continue de courir, je me sens responsable de leur dire la vérité», explique M. Noël.
Les deux membres du conseil d'administration se sentent d'autant plus libres de répondre aux questions du public qu'ils rappellent que le mouvement Desjardins est une coopérative et que ce sont trois caisses fondatrices qui sont menacées, des caisses qui sont toujours rentables.
Loin de contester les décisions prises par le passé, comme la fusion des points de services Jean-XXIII et de La Montagne, (un nouveau point de services sera construit) et la fermeture du point de services des Hautes-Forges, les deux hommes ne sont pas d'accord avec les nouvelles fermetures annoncées. Ils ne se font pas beaucoup d'illusions non plus sur la réévaluation du cas de la caisse Sainte-Marguerite. L'analyse du cas de cette caisse conclut qu'elle est mal située.
«Nous avons déjà avisé le conseil d'administration que notre solidarité irait d'abord aux membres, poursuit M. Noël. On ne veut prendre personne par surprise, on ne veut dénoncer personne, mais les membres ont le droit de savoir ce qui se passe.»
Le reste du débat appartient aux membres de la caisse et les deux administrateurs espèrent qu'ils se feront entendre dans la plus pure tradition Desjardins et ce, même si le conseil d'administration a parfaitement le droit d'agir comme il le fait.













