Or, à Trois-Rivières, même si le taux a fait un bond d'un point pour atteindre 9 pour cent, en données désaisonnalisées, il reste moins élevé qu'en mars 2008, à 9,3 pour cent.
Ce qui n'empêche pas le marché de l'emploi de s'être détérioré le mois dernier dans l'agglomération trifluvienne et ce, par rapport au même mois de l'année passée.
«En effet, le nombre de personnes au travail a diminué de 7,4 %, ce qui s'est traduit par un recul de 5200 postes», confirme l'économiste régional à Emploi-Québec Mauricie, Jules Bergeron.
C'est du côté de l'emploi à temps plein que le recul a été significatif, avec une diminution de 11,1 %. En contrepartie, l'effectif à temps partiel a bénéficié d'une progression de 9,0 %.
«Il n'est donc guère surprenant de constater que le taux d'emploi trifluvien a reculé de 4,8 points au cours de la période analysée, passant de 58,1 % à 53,3 %», poursuit-il.
Les estimations sectorielles de Statistique Canada indiquent une stabilité relative de l'effectif dans le secteur manufacturier, soit 10 500 emplois en mars 2009 contre 10 300 un an auparavant.
L'emploi de l'activité de la construction est en recul de 600 postes, pour se situer à 3000, et le secteur tertiaire affiche une baisse de l'emploi de 7,1 %. À lui seul, le commerce a reculé de 2400 emplois.
Au pays, l'emploi a fléchi de 61 300 en mars. Statistique Canada précise que toute la baisse est survenue dans le travail à temps plein. Le repli de l'emploi s'est concentré dans le secteur de la production des biens. Des baisses importantes ont été observées dans la fabrication, la construction, ainsi que dans les ressources naturelles.
Les reculs les plus marqués de l'emploi ont été notés en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario.
L'emploi en Ontario a connu un recul de 11 000 en mars. Le taux de chômage y est toutefois resté inchangé, se situant à 8,7 pour cent, en données réelles.
Au Québec, l'emploi a peu varié en mars. Le taux de chômage y a tout de même augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 8,3 pour cent, toujours en données réelles, en raison de l'augmentation du nombre de personnes sur le marché du travail.











