«J'en parle depuis l'an 2000 des besoins de la relève», affirme celle qui agit comme consultante au centre, Fernande Boisvert. Avantageusement connue, cette femme d'affaires a connu sa part de transfert d'entreprises.
Outre le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Mauricie est la seule autre région dotée d'un tel service au Québec. Et c'est le Centre de développement d'entreprises du Cégep de Trois-Rivières qui a hérité du mandat.
Sa mission? Augmenter le taux de réussite en transfert d'entreprises, accompagner les cédants pendant leur période de réflexion, outiller les releveurs afin d'assurer le succès de l'opération et soutenir le dirigeant durant l'exercice.
Selon le coordonnateur du Centre de développement d'entreprises, André Lamoureux, plusieurs cédants évoquent la fermeture, faute de relève.
«Imaginez si 100 entreprises de 12 employés devaient en arriver là», souligne-t-il, histoire de démontrer l'enjeu économique du transfert d'entreprises.
Et quand ce n'est pas la fermeture, il y a cette tentation de vendre à des intérêts étrangers, fait-il remarquer.
«Le transfert est un processus qui prend cinq ans et on doit y penser d'avance, d'où les services de sensibilisation, d'accompagnement, de référence et de formation», ajoute M. Lamoureux.
Banques d'entreprises et de releveurs potentiels, aiguillage vers les organismes et ressources du milieu, accès à un centre de documentation sur la relève d'entreprises: voilà autant d'atouts du centre pour les cédants et les repreneurs.
«On travaille déjà avec huit entreprises, quatre manufacturières et quatre de services, six cédants et deux releveurs, réparties dans trois MRC», a fièrement annoncé Mme Boisvert, qui invite le plus grand nombre à recourir à son expertise.











