La ministre des Transports, Julie Boulet, a effectivement profité du dîner de l'Alliance régionale des chambres de commerce de la Mauricie pour confirmer une subvention de deux millions de dollars sur une période de deux ans dans le cadre du Programme d'aide à l'intégration modale.
«Cela va nous aider à obtenir les fonds qu'on a demandés au gouvernement fédéral», a commenté le président-directeur général de l'Administration portuaire de Trois-Rivières, Gaétan Boivin.
Car, pour le début de la première phase de ce vaste chantier de 146 millions de dollars, on vise un budget de 12 millions de dollars qui, idéalement, serait assumé à parts égales par Ottawa, Québec et le port. Or, on comprend vite que les attentes envers le fédéral viennent de grimper à six millions de dollars et que la réponse, elle, se fait toujours attendre.
Ce qui n'a pas empêché les dirigeants de l'Administration portuaire trifluvienne de ne pas tarir d'éloges envers la ministre Julie Boulet, «une femme d'action qui mériterait d'être la ministre de la marine marchande».
Prévu cette année, le coup d'envoi du plan d'aménagement, connu sous le nom de Cap sur 2020, comprend une série de projets qui permettront d'améliorer l'interface ville-port, de réduire l'impact environnemental des activités portuaires et d'accroître l'efficacité opérationnelle du port ainsi que sa compétitivité.
Aménagement du périmètre portuaire, mise en place de nouvelles voies d'accès routier pour une cohabitation plus harmonieuse des activités portuaires à la vie urbaine, augmentation et amélioration des espaces d'entreposage et ajout de voies ferrées: voilà autant de projets susceptibles de voir le jour au cours des prochains mois.
Par ailleurs, la participation du gouvernement du Québec permettra à l'Administration portuaire, conjointement avec la Ville, de réaliser l'aménagement d'un passage piétonnier de deux kilomètres le long du hangar numéro un afin de relier le parc portuaire et le projet Trois-Rivières sur Saint-Laurent.
Outre son annonce, la ministre Julie Boulet a traité de l'intermodalité qui, dans le présent contexte, se veut un moyen d'assurer la continuité et l'efficience de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement et de la logistique de transport des entreprises.
«Le port de Trois-Rivières, le réseau routier et les infrastructures ferroviaires et aéroportuaires de la région sont des actifs inestimables, tant pour la région que pour l'ensemble du Québec», a conclu celle qui a énuméré les actions de son gouvernement à cet égard.
Des retombées de 128 millions $
Ces résultats tiennent compte de toute la chaîne de transport qui inclut notamment les manutentionnaires du port et les transporteurs routiers et ferroviaires.
«Et à cela s'ajoutent 3000 emplois en industrie, qui dépendent du matériel qui transite», a précisé le président-directeur général, Gaétan Boivin.
Par ailleurs, les effets directs et indirects des activités du port trifluvien ont généré des recettes fiscales de 14,6 millions de dollars pour les gouvernements du Canada et du Québec.
Avec son plan de modernisation de 146 millions de dollars, cela devrait générer une valeur ajoutée de 92,6 millions de dollars et sa réalisation pourrait bien créer pas moins de 1242 emplois en plus de produire des recettes fiscales de 20,2 millions de dollars pour les deux ordres de gouvernement.
Finalement, seulement pour le début de la phase 1 prévue en 2009, les effets directs et indirects des investissements de 12 millions de dollars envisagés se traduiront par une valeur ajoutée de 9,5 millions de dollars et la création de 133 emplois, en plus de générer 1,9 million de dollars de recettes fiscales pour l'État canadien et québécois.











