En faisant part de cette annonce, hier, le directeur général de l'entreprise, Pierre Lahaie, a rappelé que celle-ci évoluait dans un marché extrêmement compétitif.
«Tous les gains que nous réaliserons nous permettront d'accroître notre productivité et de nous démarquer de la compétition sur le plan de la qualité de nos produits et au niveau de nos coûts de fabrication», a-t-il signifié.
L'entreprise, qui s'est distinguée à de nombreuses occasions au cours des derrières années sur le plan de l'efficacité énergétique, vise encore l'optimisation de son procédé. Selon M. Lahaie, les nouveaux équipements qui seront installés en cours d'année permettront d'améliorer sensiblement l'utilisation que l'entreprise fait de ses matières premières et de l'énergie.
Le directeur Ressources humaines et Systèmes de gestion, Richard Perron, a précisé que les modifications se font en deux étapes. Un premier ajout d'équipement, soit l'installation d'un réacteur, est en cours de réalisation. L'objectif est de transformer un sous-produit en matières premières qui pourront être vendues à des entreprises qui fabriquent des détergents industriels. La récupération du sous-produit permettra donc de fabriquer un peu plus d'alkylbenzène linéaire.
Cette installation va se poursuivre durant encore quelques jours et à compter de mercredi prochain, l'entreprise cessera sa production pour environ une semaine dans le but de faire des travaux d'entretien et de connecter les nouveaux équipements aux installations en place. Après le redémarrage prévu au début de juin, il est prévu que cette partie sera remise en service.
Autre projet...
L'autre projet faisant partie de l'investissement de 6 millions $ va être réalisé lors d'un prochain arrêt prévu en octobre. Il s'agit d'un projet de récupération d'énergie.
«On va revoir complètement l'utilisation de l'énergie au sein de l'usine. Ce sera le plus gros projet réalisé jusqu'à maintenant», a indiqué Richard Perron, en rappelant qu'au fil des ans, Petresa avait fait de l'optimisation de procédés en récupérant beaucoup d'énergie, ce qui lui a même valu de gagner des prix récemment dans ce domaine.
Les travaux requerront l'équivalent de 10 hommes-année et consolideront les 63 emplois déjà existants.
À terme, Petresa produira donc un peu plus, tout en réduisant ses coûts d'énergie de l'ordre d'environ 15 %. Et parce qu'elles permettront une réduction de consommation énergétique, ces innovations entraîneront une réduction d'environ 15 % des émissions de gaz à effet de serre, fait valoir l'entreprise qui a été la première au monde à utiliser à son usine de Bécancour un catalyseur solide dans le procédé d'alkylation pour la production d'alkylbenzène linéaire.
Les émissions de gaz à effet de serre, combinées à l'ensemble des autres projets réalisés depuis 2002, auront permis à l'entreprise de réduire ses émissions de près de 40 %.
Comme l'a indiqué Pierre Lahaie, bien que l'usine de Petresa Canada soit la plus moderne en Amérique du Nord, d'autres usines d'alkylbenzène linéaire ont été construites depuis 1995 dans le monde. «Si nous voulons conserver notre statut de leader sur le plan technologique, nous devons poursuivre les investissements et les améliorations de notre usine», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, Petresa Canada changera de nom au cours des prochaines semaines pour s'appeler CEPSA Chimie Bécancour inc. Un regroupement des filiales chimiques de la compagnie CEPSA a été réalisé l'année dernière. Ce nouveau nom est donc la suite naturelle du processus, a indiqué M. Lahaie.
Seule productrice d'alkylbenzène au Canada, Petresa produit annuellement 120 000 tonnes métriques d'un composé utilisé dans la fabrication de détergents biodégradables.
Détenant 25 % du marché de l'Amérique du Nord, elle est la propriété à 51 % de la société CEPSA Quimica et à 49 % de la Société générale de financement (SGF) du Québec.?












