Grâce à cette percée importante dans l'Ouest du Canada, l'entreprise qui a vu le jour en 1967 ajoute 60 magasins grande surface à son réseau de distribution et devient le fournisseur principal de portes d'intérieur chez le détaillant Home Depot.
Jusqu'à tout récemment, les portes fabriquées à l'usine de Saint-Boniface étaient seulement disponibles dans les 117 magasins de la chaîne situés au Québec, en Ontario et dans les Maritimes.
«C'est une très bonne nouvelle pour nous. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut dire que l'on acquière 60 nouveaux clients en même temps», lance le directeur général de l'entreprise, Guy Roy.
Cette nouvelle est donc accueillie à bras ouverts par l'entreprise, d'autant plus que ses dirigeants ont pris un risque en essayant de placer leurs produits sur les tablettes des magasins de l'Ouest.
Comme la sélection d'un fournisseur à l'échelle nationale est un processus très sérieux chez Home Depot, l'entreprise mauricienne a tout mis en oeuvre pour convaincre les membres du comité de sélection.
«Pour nous, c'était un quitte ou double. On nous offrait de soumettre notre candidature pour aller chercher la business de l'Ouest, mais à l'inverse, on offrait aux gens de l'Ouest de venir prendre la business dans l'Est. Mais nous avions cependant évalué que nous avions une bonne possibilité de l'obtenir», explique le directeur général.
Dans la situation économique actuelle, qui n'a d'ailleurs pas eu trop d'effets négatifs pour l'entreprise, cette distribution élargie permettra de consolider les emplois à court terme.
Le directeur général se permet même d'espérer qu'il pourra donner du travail à un plus grand nombre de personnes lorsque la conjoncture sera plus favorable.
«Le fait de l'avoir cette année, ça fait un petit peu notre affaire. Comme il y a un certain ralentissement, ça nous donne du temps pour s'habituer. En bout de ligne, c'est sûr que ça va générer des emplois. Nous avons d'ailleurs déjà commencé à investir afin d'être capable de répondre à la demande. Quand ils disent qu'ils sont prêts, il faut l'être aussi. Nous avions donc déjà commencé à faire des investissements, pas trop impliquants et importants financièrement, qui nous donnaient un peu de flexibilité. Nous ne voulions pas prêcher par excès de confiance», raconte M. Roy.











