Cette entreprise, dont l'implantation a été annoncée en janvier 2008, est une filiale de l'agence gouvernementale Felda de Malaisie. Érigée au coût estimé de 153 millions $, cette usine est appelée à devenir la plus importante usine de broyage de graines de canola, de soya et de palme de l'est du Canada et des États-Unis.
En construction depuis un peu plus d'un an, cette usine doit fournir du travail à 80 personnes lorsqu'elle sera en activité, fin 2009-début 2010.
Le chantier de construction employait 80 travailleurs en novembre dernier. On a dénombré des pics de plus de 200 personnes en même temps sur le chantier avant les vacances de la construction, chacun travaillant dans son secteur et dans le domaine de sa compétence.
Le travail se poursuit sensiblement au même rythme depuis la reprise des activités sur le chantier et ça devrait continuer encore un bout de temps de façon intensive, soit lorsqu'on en aura terminé avec toute la partie structure de chacun des bâtiments.
Durant le deuxième semestre de 2008, le travail avait surtout consisté à préparer le terrain destiné à accueillir les bâtiments et les réservoirs, à installer la tuyauterie souterraine et à couler les fondations des bâtiments.
Depuis le début de l'année 2009, les structures d'acier des bâtiments ont été montées en parallèle. Ce travail est pas mal complété et la majorité des équipements est déjà en place dans les divers bâtiments. On entamera bientôt la phase qui consistera à fermer les bâtiments et à travailler sur les structures internes.
Beaucoup de travail a été fait et il en reste encore beaucoup à faire mais, nous assure-t-on, tout le monde travaille d'arrache-pied afin de respecter les délais.
Questionné hier par les journalistes, Étienne Tardif, agronome chez TRT-ETGO, a confirmé que la construction devrait normalement se terminer vers la fin décembre-début janvier. L'usine entrera en production par la suite. Si tout va bien, dès la mi-décembre, a-t-il indiqué, l'entreprise devrait être en mesure de recevoir du grain dans ses nouvelles installations.
Par la suite, une fois en production, TRT-ETGO achètera chaque jour 3000 tonnes de grains pour ses besoins, soit un total d'environ 1 million de tonnes par année. L'usine produira environ 1200 tonnes par jour d'huile à Bécancour. Le solde de 1800 tonnes composé de tourteaux protéiques (résidus) sera revendu dans les meuneries pour l'alimentation animale.
«Ce qui est intéressant avec une usine comme la nôtre, a fait valoir le jeune agronome qui est originaire de la région de Trois-Rivières, c'est qu'il n'y a à peu près pas de perte.» M. Tardif a ajouté que ce qui était aussi intéressant pour les futurs producteurs de canola, c'est qu'ils sont assurés que TRT-ETGO pourra acheter leurs grains.











