La clé pour rester compétitif

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Linda Pellerin est vice-présidente exécutive de Marmen. ... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Linda Pellerin est vice-présidente exécutive de Marmen.

Photo: François Gervais

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Maintenant que le train passe dans sa cour, Marmen aura un outil de plus pour s'attaquer au marché de l'éolienne du Midwest américain.

La compagnie Québec-Gatineau vient de construire un accès ferroviaire au coût de 500 000 $ à proximité des installations trifluviennes de Marmen.

Le fabricant de tours d'éoliennes pourra ainsi charger sa production directement sur des wagons.

La direction de Marmen souhaite que cet accès au train, qui offre une économie de coûts pour des trajets de plus de 1000 km et qui demande moins de manutention que le camion, fera grimper sa production annuelle de 600 à 1000 unités.

«C'est la clé pour rester compétitif avec les entreprises américaines. On va pouvoir expédier nos tours plus loin. Le gros de la croissance se passe dans le Midwest. Il y a un corridor naturel de vents au Kansas, au Dakota du Nord, au Dakota du Sud et en Iowa. On va atteindre ces marchés», constate Vincent Trudel, vice-président à l'exploitation chez Marmen.

Actuellement, Marmen achemine sa production par camion jusqu'à ses clients ontariens et du nord-est des États-Unis ou jusqu'au port de Bécancour où elle est ensuite transbordée sur des bateaux.

La proximité du chemin de fer permettra à Marmen d'envoyer ses équipements par train dans le secteur de l'Iowa. Par la suite, les tours prendront le chemin des clients via le réseau routier.

Pour ce qui est du marché ontarien et du nord-est des États-Unis, Marmen continuera pour l'instant de faire confiance au transport par camion.

«On n'enlève rien au transport par camion ou par bateau. Mais il y a des endroits qui sont difficiles d'accès et ça coûtait une fortune d'envoyer le produit par camion. Notre plus grosse force, c'est la qualité de notre produit. Mais en temps de crise, les acheteurs reçoivent de leur direction des restrictions budgétaires», précise Linda Pellerin, vice-présidente exécutive de l'entreprise familiale, en soulignant que le coût du transport est assumé par le client.

Qui dit hausse du volume de production d'éoliennes, dit besoin de personnel supplémentaire. Cette question n'inquiète pas M. Trudel.

Ce dernier se base sur l'expérience de Marmen à recruter des employés. La formation à l'interne permet aussi à l'entreprise de miser sur du personnel spécialement qualifié pour ses besoins.

Plus de 800 personnes travaillent à l'usine du secteur Cap-de-la-Madeleine. En Beauce, Marmen compte 125 travailleurs.

Une aide gouvernementale

Ce projet d'embranchement du chemin de fer Québec-Gatineau est réalisé conjointement avec le gouvernement du Québec. Le ministère des Transports fournit une subvention qui couvre la moitié de la facture.

Julie Boulet estime que cette contribution est un excellent moyen visant à diversifier l'offre de transport dans la région.

«Avec le transport par train, ça diminue les coûts d'entretien du réseau routier. Le train est 13 fois plus écologique que le transport routier. Ça diminue les coûts de manutention de Marmen et ça améliore la compétitivité», commente la ministre des Transports et ministre responsable de la Mauricie.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer