Voilà, en peu de mots, comment le directeur général David Carré décrit la philosophie de développement du Groupe Captel, de Trois-Rivières.
Une vision et une mission qui s'articulent, en équipe, via un processus continu de réflexion et de planifications stratégiques.
Il faut dire que depuis sa fondation en 1972 par son père Jean-Marc Carré, l'entreprise n'a jamais cessé de progresser.
C'est d'ailleurs en 1976 que l'usine de Saint-Luc-de-Vincennes fut construite pour y fabriquer des pylônes de télécommunications.
Et dans les dernières années, on y aura injecté plus de deux millions de dollars pour y concentrer tout ce qui s'appelle manufacturation de l'acier.
D'ailleurs, cet entrepreneur général, spécialisé dans la conception, la fabrication et l'installation de services de télécommunications sans fil, a su se forger une image de marque, avec ses 90 employés qualifiés, en réalisant plusieurs projets diversifiés tant en fabrication d'acier qu'en installation et mise en route d'équipements de télécommunications.
En 2005, l'évolution des affaires a nécessité la construction d'un nouveau centre administratif et d'entreposage dans le parc industriel des Hautes-Forges.
Et à cet investissement de 2,5 millions de dollars s'ajoutent des travaux en cours de 1,4 million de dollars pour doubler dès novembre la capacité d'entreposage.
«Cela fait partie des moyens utilisés pour répondre efficacement aux besoins de tous nos clients, de continuer à améliorer la qualité de nos produits et services et d'explorer de nouveaux créneaux afin de nous diversifier davantage», poursuit M. Carré.
Pour atteindre ces objectifs sur trois ans, la direction du Groupe Captel veut ajouter de nouveaux équipements performants dans les entrepôts et à l'usine, ainsi que du matériel roulant pour faciliter les déplacements et les travaux en chantier.
Et il y aura cette emphase dans les programmes de formation de l'entreprise, histoire d'accroître tant les connaissances que la compétence.
«Au cours des trois prochaines années, nos budgets annuels de formation varieront entre 75 000 $ et 100 000 $», a-t-il annoncé.
Engager du nouveau personnel pour mieux répondre aux besoins additionnels et améliorer les processus et les méthodes de travail pour être plus efficace: voilà d'autres orientations triennales.
«Pour continuer à améliorer la qualité de nos produits et services, nous allons poursuivre nos efforts de recherche et développement avec nos employés. Et pour explorer de nouveaux créneaux afin de nous diversifier davantage, nous allons analyser correctement les différentes opportunités de notre marché, afin d'être capable de bien répondre à ces nouveaux besoins», explique celui qui parle d'une croissance intelligente.
Malgré un contexte économique difficile, le Groupe Captel n'est pas en manque de défis à la fois nombreux et stimulants.
Pourquoi? Parce que l'octroi de nouvelles licences dans le marché des services sans fil en 2008 par Industrie Canada, pour une valeur de 4,25 milliards de dollars, représente une occasion d'affaires importantes pour toutes les entreprises dans le secteur des télécoms.
Cette vente aux enchères d'une nouvelle bande de fréquences de 105 mégahertz a ouvert la porte à de nouveaux joueurs, dont Québécor (Vidéotron) qui dépensé 555 millions de dollars pour des licences au Québec et dans l'est de l'Ontario.
Si Rogers a dépensé un milliard de dollars, Telus et Bell ont respectivement déboursé 880 et 741 millions de dollars pour de nouvelles licences.
«Ces investissements majeurs vont nécessiter la construction de nouveaux réseaux dans le cas de Vidéotron et de la mise à niveau pour les opérateurs actuels tels que Rogers, Telus et Bell», précise David Carré.
«Les clients doivent se battre pour être le premier et ils ne peuvent ralentir», renchérit son frère Charles, directeur des installations.
Finalement, dans le secteur télécom d'Hydro-Québec, de nombreux projets pouvant concerner le Groupe Captel sont sur la table de travail.
«Nous croyons que ces importants budgets d'immobilisations seront intéressants pour nous au fil des prochaines années», a conclu M. Carré.











