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Le président et chef de la direction de... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le président et chef de la direction de Télécommunications Xittel, Robert Proulx.

Photo: Stéphane Lessard

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Je ne la vois plus comme une PME, mais une grande entreprise».

De ses bureaux de Place Royale, Robert Proulx dit percevoir son groupe de télécoms de manière différente.

Et il attribue ce changement récent à sa présente participation au Programme 10x20, un projet pilote de formation mis sur pied par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation et la Fondation de l'entrepreneurship.

Le Programme, dont les cours et séances de coaching personnalisé sont donnés par des conférenciers du MIT Entrepreneurship Center, offre la chance unique à des entreprises québécoises ambitieuses du domaine des technologies de bénéficier d'une formation de calibre international pour développer et mettre en oeuvre des stratégies de croissance rapide.

Il vise à permettre à dix PME technologiques d'atteindre un chiffre d'affaires annuel de 20 millions de dollars sur un horizon de cinq ans.

Or, parmi celles-là, on retrouve Télécommunications Xittel de Trois-Rivières.

Fondée en 2002, l'entreprise, qui est sous l'administration de Gestion Xit aux côtés de la firme Xit Télécom, est devenue un chef de file dans le secteur des télécommunications en technologies de fibres optiques.

Elle compte aujourd'hui près de 90 employés.

Force est de constater sa différenciation par rapport aux géants des télécommunications car la base même du schéma d'affaires de Xittel est de relier les communautés du milieu rural en offrant un service large bande aux entreprises et aux citoyens qui ne peuvent se raccorder à de tels services.

Un marché qui n'est pas rentable pour les magnats des télécoms.

À ce titre, Xittel a établi de judicieux partenariats, participant aux études ainsi qu'à la réalisation de projets privés faisant appel aux fibres optiques.

Résultat? L'entreprise trifluvienne aura raccordé les écoles et les établissements d'une trentaine de commissions scolaires, de plus de 25 Cégeps et pour une vingtaine de MRC.

D'ailleurs, Robert Proulx est derrière le projet «Villages branchés au Québec».

Ce projet s'est ensuite implanté au sein des régions par le déploiement d'un réseau de fibres optiques.

À l'extérieur du Québec, Xittel a aussi préparé de nombreuses études préliminaires pour diverses initiatives dans huit des dix provinces canadiennes, ainsi que dans le Nord des États-Unis et en Europe.

L'avenir est plus que prometteur pour cette compagnie détenue par Robert Proulx, des investisseurs privés, Fondaction et des employés cadres.

La raison d'un tel optimisme? Les plans d'action des deux ordres de gouvernement pour augmenter l'accès à Internet haute vitesse.

Au fédéral, une enveloppe de 225 millions de dollars servira à l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie visant à élargir et à améliorer la couverture à large bande.

Cet investissement permettra de raccorder aux services Internet à large bande le plus grand nombre possible de ménages canadiens actuellement non desservis ou mal desservis.

Et de son côté, le gouvernement du Québec avait aussi annoncé la création d'un programme pour déployer Internet haute vitesse sur tout son territoire d'ici cinq ans.

Au coût de 24 millions de dollars, ce nouveau programme, appelé «Communautés rurales branchées du Québec», cherche à offrir Internet haute vitesse aux villages qui se trouvent dans les régions où l'accès à ce service n'est pas encore disponible partout.

«Du côté fédéral, on a déposé pour 15 millions de dollars de projets et, au Québec, on vise une vingtaine de MRC», a annoncé le président et chef de la direction.

«On est à peu près les seuls et c'est nous qui allons limiter notre progression», renchérit-il, illustrant ainsi l'heureux problème d'une telle manne.

Et pour bien encadrer cette «croissance phénoménale», il est à consolider son équipe de gestion, d'où l'embauche, entre autres, de l'ancien président de Télébec, Pierre Brochu, à la direction générale.

Pas étonnant qu'en faisant visiter ses nouveaux locaux du Technoparc, sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, et son centre de données et d'hébergement unique «en dehors de Montréal et Québec» qui, à lui seul, aura nécessité un investissement d'un million de dollars, Robert Proulx respire tant la confiance et la fierté, à «l'embranchement» de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent.

 

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