La RMR trifluvienne comprend non seulement la ville de Trois-Rivières, mais également Bécancour, Champlain, Saint-Maurice et Wôlinak.
Selon les plus récentes prévisions publiées par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), les volumes de transactions sur le marché de la revente resteront élevés, tout comme le nombre de mises en chantier, qui se maintiendra au-dessus des niveaux moyens des dernières années.
Pour sa part, le marché locatif, qui poursuivra sa détente, affichera un taux d'inoccupation toujours relativement bas.
«Bien que le marché de l'emploi tournera au ralenti, les conditions de financement, qui demeureront très favorables, combinées au dynamisme de la migration, viendront stimuler le marché», note Marie-Élaine Denis, analyste de marché à la SCHL.
Conséquence du ralentissement du marché de l'emploi, la vigueur de la construction résidentielle diminuera en 2009. Au total, 900 mises en chantier seront dénombrées sur le territoire de la RMR (comparativement à 1148 en 2008).
Notons toutefois que malgré ce recul, l'activité demeurera soutenue: le niveau des mises en chantier restera supérieur à la moyenne des dix dernières années (750).
En 2010, le nombre de mises en chantier bondira, propulsé par le dynamisme du segment des logements locatifs destinés aux personnes âgées. Le nombre total de mises en chantier d'habitations atteindra ainsi 1200 en 2010.
Pour sa part, l'activité sur le marché de la revente se tempérera faiblement en 2009, avant de reprendre de la vigueur en 2010. Au total, 1030 propriétés changeront de mains en 2009 (-3 %), et 1080 autres ("5 %), en 2010.
Bien que, durant la période visée par les prévisions, le marché demeurera favorable aux vendeurs, il se détendra progressivement, ce qui atténuera la croissance des prix.
En conséquence, le prix moyen des habitations augmentera respectivement de 3 % (137 000 $) et de 2 % (140 000 $) en 2009 et en 2010.
Enfin, le desserrement du marché locatif se poursuivra au cours de la prochaine année. Une migration un peu moins forte permettra au marché de se détendre graduellement: le taux d'inoccupation remontera donc légèrement, pour atteindre 1,8 % en 2009 et 2,0 % en 2010.
À la SCHL, on signale que la Banque du Canada a abaissé son taux cible du financement à un jour au cours des premiers mois de 2009.
Alors qu'il s'élevait à 1,50 % au début de l'année, ce taux n'est plus aujourd'hui que de 0,25 %. La Banque du Canada s'est engagée à maintenir son taux cible à 0,25 % d'ici le milieu de 2010, à moins que des pressions inflationnistes ne justifient sa révision à la hausse.
Les taux hypothécaires ont régressé en 2009, mais devraient demeurer relativement stables durant le reste de l'année.
En 2010, les taux hypothécaires affichés entameront une lente remontée: celui des prêts de un an se situera l'an prochain entre 3,50 et 4,25 % et ceux des prêts de trois et de cinq ans, entre 4,50 et 6,00 %.











