Vente imminente de la Belgo

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L'ancienne usine Belgo.     ... (Photo: Stéphane Lessard)

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L'ancienne usine Belgo.

Photo: Stéphane Lessard

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Près de deux ans après l'annonce de sa fermeture, l'ex-usine Belgo de Shawinigan est toujours sans vie. Or, une transaction des installations est imminente et divers scénarios de démarrage d'entreprises sont sur la table. On s'attend même à ce qu'une annonce officielle soit faite d'ici la mi-novembre.

«Il y a deux groupes, l'un qui vise le haut et l'autre, le bas du site», a confirmé au Nouvelliste le député provincial de Saint-Maurice, Claude Pinard.

La nature du premier projet «pour le grand hangar» reste inconnue. Depuis le début, les intervenants économiques considèrent le centre d'expédition, situé tout près d'Espace Shawinigan, comme un atout pour attirer des investisseurs.

«Ce bâtiment de 110 000 pieds carrés, construit au début des années 90, offre un potentiel industriel indéniable», indiquait l'an dernier le directeur général du CLD de l'endroit, Luc Arvisais.

Hier, celui-ci n'a pas voulu commenter l'état du dossier, préférant laisser à la direction d'AbitibiBowater ou à tout promoteur le soin d'annoncer ou de confirmer quoi que ce soit.

Par ailleurs, le second projet serait en lien avec la production de carton ondulé. Mais selon ce que le député péquiste a appris, la fabrication de ce matériau sandwich nécessiterait une étude plus sérieuse. «Dans ce cas-là, on serait loin de la coupe aux lèvres», a confié M. Pinard.

Or, il y a toujours l'option de la vente pour démantèlement qui serait dans le décor, suscitant l'intérêt de certaines entreprises spécialisées dans ce domaine.

Encore là, une avenue envisagée par l'une de ces compagnies serait une démolition partielle des installations pour transformer le reste en usine de fabrication d'aluminium.

«C'est un dossier gardé passablement dans un coffre-fort», ajoute celui qui privilégie une relance quelconque, «chaque emploi créé étant un emploi gagné».

Sauf que les délais l'inquiètent de plus en plus. «On n'a pas donné une date précise, mais c'est d'ici la fin de l'année», a d'ailleurs indiqué le directeur des relations gouvernementales et affaires publiques pour le Québec, Pierre Choquette.

Interrogé à savoir s'il «se passait effectivement des choses», comme l'a admis discrètement un acteur économique, le porte-parole de la géante papetière s'est contenté de dire que l'entreprise était «toujours dans un processus pour vendre le site, mais qu'il n'y avait pas de conclusion définitive».

«On ne veut pas spéculer, mais il faudra prendre les décisions qui s'imposent», a ajouté M. Choquette.

Pour sa part, le nouveau maire de Shawinigan, Michel Angers, qui vient de mener une campagne axée sur la création d'emplois, favorise la voie de l'investisseur par rapport à l'ancienne usine Belgo.

«Il y a une discrétion sur le projet, les privés font affaire entre eux, soit AbitibiBowater et les promoteurs en question, mais je suis en contact avec ces gens-là, je suis ça de très près et je suis assez optimiste de ce que je sais», a commenté le premier magistrat, de son bureau de l'hôtel de ville.

De son côté, l'ancien président du local 1256 du SCEP-FTQ, Jacques Lacombe, dit ne posséder aucune information officielle sur le sort réservé à son ancien lieu de travail.

«Mais les quelques cadres qui sont encore en poste à la Belgo terminent le 15 novembre», a-t-il révélé, ce qui laisse présager un dénouement prochain.

C'est le 29 novembre 2007 que 560 personnes apprenaient subitement la perte de leur emploi chez Belgo.

Dans les jours suivants, des discussions étaient entamées avec AbitibiBowater afin d'envisager toutes les solutions possibles dans le but d'assurer une poursuite des activités sur le site de la Belgo.

Résultat: la Ville et le syndicat ont rapidement compris que la compagnie n'avait aucune intention de reprendre une activité industrielle. Depuis ce temps, des négociations ont donc lieu avec des investisseurs potentiels intéressés à s'établir sur ce site.

 

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