Pas moins de 25 professionnels reliés de près ou de loin au milieu de la construction en Mauricie, ingénieurs, entrepreneurs, architectes et promoteurs, ont d'ailleurs déjà montré leur intérêt.
Ce groupe de construction verte a tenu tout récemment sa première activité publique en accueillant la conférencière Suzan Rowley, présidente du Conseil canadien du bâtiment durable.
Le 14 novembre, de 9 h à 16 h, ces professionnels seront aussi invités à prendre part, au Cégep de Trois-Rivières, à un processus de design intégré, c'est-à-dire à un grand brain storming multidisciplinaire qui permettra d'inventer un nouvel aménagement pour un transport durable dans le quartier regroupant les principaux établissements d'enseignement de Trois-Rivières. L'activité est ouverte à tous.
Elle permettra aux participants de découvrir en quoi consiste un processus de design intégré. «C'est tellement nouveau que les professionnels ne savent pas utiliser ce processus-là», explique Jeanne Charbonneau, directrice générale de l'organisme Vire-Vert.
«En construction verte, ce qui se passe, c'est qu'on utilise un processus qui est différent de la construction normale. Ce processus est documenté par l'Ordre des architectes du Québec et il est ponctué de réunions qu'on appelle des «charrettes» de design intégrées. Ce sont des réunions multidisciplinaires avec des architectes, des ingénieurs, des aménagistes, des promoteurs et les utilisateurs finaux pour essayer de construire le meilleur modèle de bâtiment», explique Mme Charbonneau.
Beaucoup de professionnels s'intéressent de près à la construction durable actuellement et pour cause.
«Le marché va vers ça. Le Conseil canadien du bâtiment durable a prévu qu'il y aurait un million de maisons qui seraient écoconstruites d'ici 2015 et il prévoit aussi 100 000 bâtiments commerciaux certifiés LEED d'ici 2015. C'est un marché en pleine expansion», explique Mme Charbonneau.
Un bâtiment durable doit posséder sept caractéristiques, dit-elle: l'efficacité énergétique, la qualité de l'air, l'utilisation optimale des ressources renouvelables, la consommation responsable de l'eau, la gestion des déchets et l'aménagement durable du site (notamment la protection des milieux sensibles).
Selon Jeanne Charbonneau, la construction verte ne fait grimper les coûts d'un projet de construction que de 0,8 % lorsque celui-ci répond à la certification LEED (Leadership in energy and environmental design) «et c'est même possible que ça coûte moins cher», dit-elle.
Faire partie d'un organisme de construction verte, «permet aux gens d'aller chercher une formation et d'échanger, parce que le domaine de la construction verte évolue très, très vite. Même si tu as eu une formation de base, il y a de nouveaux matériaux qui entrent en permanence sur le marché et de nouvelles technologies vertes. Tu peux être spécialisé en eau, mais la compréhension de la gestion sur le site des déchets de construction n'est pas forcément parfaite. Les fait d'échanger entre professionnels permet d'améliorer les pratiques de tout le monde et de mieux se comprendre entre différentes spécialités», explique Jeanne Charbonneau.










