La grande différence se situe au niveau de la croissance annuelle de l'emploi entre 1987 et 2008. Pour le Centre-du-Québec, ce taux est de l'ordre de 1,2 % tandis qu'il n'est que de 0,3 % pour la Mauricie. Conséquence? La première région occupe le sixième rang sur 17 alors que la seconde se retrouve à la 14e position.
À titre comparatif, le taux de croissance annuelle de l'emploi est de 1,2 % au Québec, 1,5 % en Ontario et 1,6 % au Canada.
Autre écart important entre les rives nord et sud: le produit intérieur brut nominal par habitant. Si au Centre-du-Québec, en 2008, il est de 32 948 $, pour une sixième place provinciale, il n'est que de 29 635 $ pour la Mauricie, ce qui lui vaut un 12e rang. Au Québec, il est de 36 542 $, en Ontario, de 45 472 $, et au Canada, de 48 106 $.
«La Mauricie a été particulièrement frappée par cette période assez difficile et il y a une question de structure industrielle», a commenté l'un des responsables de la rédaction du livre, Marcelin Joanis. «Trois-Rivières a pourtant tout pour réussir comme ville et entraîner la région dans son sillon», renchérit celui qui a partagé sa tâche avec Luc Godbout.
Pourtant, la Mauricie devance d'une position le Centre-du-Québec (14 contre 15) pour le revenu personnel par habitant (29 188 $ contre 28 996 $). Au Québec, il est de 33 406 $, en Ontario, de 37 309 $ et au pays, de 36 862 $.
Toujours pour la même année 2008, le Centre-du-Québec reprend l'avantage sur la région mauricienne quant au taux de chômage (7,6 % contre 8,5 %), pour une 10e et 12e position respective. Dans les deux cas, les résultats sont supérieurs au Québec (7,3 %), en Ontario (6,5 %) et au Canada (6,1 %).
Le livre a été réalisé par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations et la Chaire de recherche en fiscalité et finances publiques de l'Université de Sherbrooke. Il vise à faire le point sur la récession et propose une réflexion sur les défis et les succès économiques du Québec.
Sous le thème Le Québec en récession: Les enjeux de finances publiques, le colloque du 24 novembre mettra à profit les analyses des auteurs des 14 chapitres du livre pour mieux comprendre la conjoncture économique particulière ayant prévalu cette année et ses impacts sur les finances publiques, sans perdre de vue les défis de long terme de l'économie québécoise.
Selon les organisateurs, pour saisir l'impact de la récession sur les finances publiques, plusieurs aspects méritent d'être explorés.
Le colloque propose aux participants une rétrospective des turbulences économiques vécues ces derniers mois, ainsi qu'une discussion de leurs conséquences pour la préparation du prochain budget du Québec.
Il se penche également sur trois grands enjeux de finances publiques liés directement à la crise financière et à la récession : l'évolution des actifs financiers sous gestion de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le défi du retour à l'équilibre budgétaire, et les conséquences des plans de relance sur la dette publique.
La table ronde qui conclut le colloque posera la question cruciale: que fait-on maintenant?










