Richard Darveau était un homme heureux hier matin. Accompagné du député Jean-Paul Diamond, venu confirmer un prêt de 4,5 millions de dollars du programme gouvernemental Renfort, M. Darveau semblait fébrile d'enfin confirmer la transaction.
«L'acquisition va permettre de solidifier les emplois de Bermex. On utilise le réseau de distribution de Shermag et on fait de la convergence quand on offre les produits de Dinec et de Jaymer. On a huit usines avec Shermag. On veut rouvrir les sept autres selon la demande (seule l'usine Jaymer de Terrebonne fonctionne). On va en relancer au moins une en avril 2010, ce qui devrait créer entre 50 et 60 emplois. On devient un des plus grands fabricants au Canada.»
Le printemps sera donc fort occupé pour le manufacturier. C'est à ce moment qu'il s'attend à lancer les travaux d'agrandissement de l'usine Dinec à Trois-Rivières. On ajoutera 50 000 pieds carrés à l'usine, ce qui va doubler sa superficie.
Bermex a besoin d'espace pour entreposer ses mobiliers de chambres à coucher, ses mobiliers de cuisine et ses meubles pour équipements audio. L'entreprise veut ainsi se préparer à une reprise.
«Il y a une demande. On touche le creux de la vague. Si on repart à la hausse, notre façon de faire exige plus d'espace», explique M. Darveau.
Environ 80 personnes travaillent à l'usine Dinec. Entre 10 et 20 travailleurs vont s'ajouter à la suite de l'agrandissement.
Expansion par acquisition
Bermex continue ainsi son plan de croissance par acquisition. Après avoir acheté Dinec en 2006 et Mi-Di en 2007, voilà que la compagnie met la main sur Shermag. L'entreprise qui était sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies a un chiffre d'affaires de 45 millions de dollars, selon Richard Darveau.
Deux cents employés s'ajoutent ainsi aux 575 que compte Bermex au sein de sa douzaines d'usines, dont neuf en Mauricie. Le chiffre d'affaires de Bermex est de 48 millions de dollars.
En investissant 18,5 millions, Bermex détient 80,5 % des actions de la compagnie ainsi que les dettes. Richard Darveau croit que son équipe a le potentiel pour relancer les activités de sa nouvelle acquisition. Et la conjoncture économique ne peut qu'annoncer de meilleurs jours pour Shermag qui redeviendra une compagnie privée sous Bermex.
«On vend à de nouveaux détaillants au Canada. Les gens veulent de plus en plus acheter du produit canadien, du produit québécois. Ils veulent plus de qualité. C'est bon pour nous autres», raconte M. Darveau, en précisant que Shermag continuera dans une moindre mesure d'importer des produits du meubles.
Jean-Paul Diamond considère l'investissement de Bermex comme un signal que les choses semblent se replacer.
«Ça consolide des emplois. En ralentissement économique, quand tu vois quelqu'un qui investit 18,5 millions, c'est rassurant pour les employés.»











