La transaction a été complétée le 15 décembre dernier, après que Le Maquisart ait été en vente pendant plusieurs mois. Les propriétaires veulent maintenant se retrousser les manches et entamer les travaux qui redonneront un nouveau visage à cette salle, fermée depuis maintenant deux ans et demi.
À priori, les associés de Locatel aimeraient conserver la vocation de salle de spectacle, tout en y ajoutant un restaurant.
«Nous avons plusieurs idées pour restaurer la salle. Nous demeurerons propriétaires, mais nous souhaitons trouver des gens pour opérer la partie restaurant ainsi que la salle. L'endroit sera donc à louer», a précisé Robert Lavoie en entrevue au Nouvelliste.
Ce dernier connaît déjà bien le milieu des affaires au centre-ville trifluvien, étant propriétaire de la boutique Cowboy's Jeans ainsi que du Saint-Laurent Bistro Lounge. Jean Leblanc, pour sa part, est notamment propriétaire de la compagnie Pièces d'autos Jean Leblanc.
Déjà, des discussions ont été amorcées avec la Ville et la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, qui pourrait fournir un service de billetterie si le besoin se faisait sentir.
D'autres développements pourraient aussi se faire à l'intérieur de cette salle, selon les opportunités qui se présenteront. Mais les deux propriétaires tiennent tout de même à conserver une vocation de diffuseur culturel, autant que cela sera possible.
Des discussions avec un artiste québécois très connu seraient d'ailleurs déjà entamées.
Il n'est toujours pas acquis que le nom «Maquisart» sera conservé, et plusieurs idées sont déjà sur la table, mais aucune n'a encore été arrêtée pour le futur nom de cette salle.
Mais avant d'en arriver là, Jean Leblanc et Robert Lavoie se lanceront dans un travail de restauration de la façade et de l'intérieur de la bâtisse.
«On n'a pas encore évalué le montant exact des travaux, mais nous avons l'intention d'y investir plusieurs milliers de dollars. J'ai beaucoup voyagé et j'ai plein d'idées pour l'aménagement intérieur de la salle. C'est un endroit qui a un potentiel énorme et un cachet unique, et on souhaite l'exploiter. Quant à la façade, on aimerait refaire la façade d'origine, à l'époque du Rialto en 1909, avec les trois grandes portes qu'il y avait à l'époque», évoque Robert Lavoie.
Ce dernier souligne l'endroit stratégique de l'immeuble, face à la rue Hart, qui devra absolument être mis en valeur notamment en lien avec le développement de Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent.
«Cette bâtisse est un joyau pour Trois-Rivières, et nous allons lui redonner ses lettres de noblesse», souligne le nouveau propriétaire.
Par ailleurs, Locatel mise aussi sur d'autres projets au cours des prochaines années, alors que les deux associés compte investir dans d'autres commerces à Trois-Rivières d'ici quatre ans.











