Voilà le discours des dirigeants syndicaux pour tenter de sauver la vingtaine d'emplois menacés de disparaître le 14 février prochain à l'Imprimerie Trois-Rivières Offset.
Le propriétaire Transcontinental veut transférer à Montréal l'impression de six hebdos régionaux: L'Hebdo Journal, L'Hebdo du Saint-Maurice, Le Courrier Sud, L'Écho de La Tuque Haut-Saint-Maurice, L'Écho de Maskinongé et L'Hebdo Mékinac-Des Chenaux.
«C'est incompréhensible et inacceptable, ce sont des emplois de qualité et les hebdos sont bien ancrés dans leurs communautés respectives», a lancé le conseiller régional de la FTQ, Michel Dupont.
Étant donné «la logique économique» avancée pour justifier pareille décision, le syndicat a voulu soumettre un plan de réduction des coûts de l'ordre de 40 % à l'employeur.
«Mais la direction de Transcontinental ne veut pas nous rencontrer, disant que c'est trop tard et que la décision est prise», a déploré Jean-Pierre Gallant, conseiller syndical du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP).
Le président de la section locale 145 du SCEP, Michel Handfield, dit comprendre qu'il y ait des décisions d'affaires qui peuvent être prises.
Mais à partir du moment où l'argument économique ne tient plus de transférer les activités à Montréal, avec les concessions proposées, son collègue Gallant fait appel à la réputation de bon employeur de Transcontinental «pour passer de la parole aux actes» et revenir sur sa décision.
Au cours des deux dernières semaines, les instances syndicales ont sollicité et obtenu l'appui de plusieurs intervenants régionaux, surtout politiques, afin de conserver ces emplois au taux horaire de 23 à 25 dollars l'heure. Quant aux travailleurs concernés, ils comptent une moyenne de 20 ans d'ancienneté.
«Dans les prochains jours, nous contacterons également les annonceurs des différents hebdos régionaux afin de les sensibiliser à la situation et les inviter à appuyer notre démarche et à faire connaître leur insatisfaction à Transcontinental», a annoncé le président du syndicat chez Trois-Rivières Offset, Daniel Boisvert, en présence des députés Guy André, Louis Plamondon et Noëlla Champagne.
Actuellement, près de 70 personnes travaillent chez Trois-Rivières Offset. Une fois que l'impression des hebdos sera transférée chez Transmag, il ne restera plus qu'un seul client pour l'imprimerie trifluvienne: Le Nouvelliste.
«Et ce qui inquiète les travailleurs, avec la fin de la convention collective en décembre 2010, c'est que l'impression du Nouvelliste soit aussi transférée à l'extérieur de la région», a confié Michel Dupont, qui craint ainsi une première étape vers une fermeture définitive de Trois-Rivières Offset.
Finalement, Jean-Pierre Gallant mise aussi sur l'influence des éditeurs des hebdos, impliqués dans leur milieu, et également employés de Transcontinental, pour questionner leur entreprise.











