Claude Poudrier revient de l'Inde avec deux projets d'ententes

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Claude Poudrier... (Photo: Ève Guillemette)

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Claude Poudrier

Photo: Ève Guillemette

Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Claude Poudrier arrive tout juste de l'Inde. Il faisait partie des 130 délégués de la mission économique du premier ministre Jean Charest qui s'est déroulée du 29 janvier au 7 février. Pour lui, la mission fut un succès puisqu'il revient au Québec avec deux projets d'ententes dans la poche.

C'est à titre de directeur du PÉEC (Programme d'éducation à l'environnement et à la Citoyenneté) que Claude Poudrier s'est tapé plus de 14 heures d'avion pour se rendre à Delhi et à Bangalore.

Et là-bas, l'éducateur trifluvien était attendu par S.R. Pandya, la coordonnatrice du Centre pour la recherche en éducation et par Kiran B. Chhokar, la directrice des Programmes d'éducation supérieure du même organisme.

Les deux directrices voulaient en savoir plus au sujet de la méthode dite de «Recherche action pour la résolution de problèmes communautaires», une démarche inventée par Claude Poudrier qui fait fureur dans un nombre grandissant d'écoles au Québec.

Cette méthode en cinq étapes permet en effet à n'importe groupe, qu'il s'agisse d'enfants du primaire, d'universitaires ou de personnes âgées, de régler de manière pacifique et logique un problème qu'ils ont en commun.

Le cinéaste Fernand Dansereau a été séduit, lui aussi, par cette approche originale et efficace au point où il en a fait un documentaire avec l'ONF intitulé «Les porteurs d'espoir» qui sera présenté en primeur à Montréal le 20 février.

Pendant un an, il a suivi une classe de McMasterville où la méthode Poudrier a été appliquée dans toutes sortes de situations. Comme il l'écrit si bien dans sa présentation, «l'avenir du monde se joue peut-être dans une école primaire.»

Grand défenseur de l'environnement, Claude Poudrier a vite compris que sa méthode de résolution de problèmes pouvait aussi permettre de prendre le taureau des problématiques environnementales par les cornes.

En Inde, il a pu constater de ses propres yeux que les défis à ce chapitre sont légion: pollution par l'abondance des véhicules, eau potable, matières résiduelles pour n'en citer que quelques-uns.

La méthode Poudrier est-elle exportable dans ce pays et permettra-t-elle de donner un coup de pouce pour régler ces problèmes-là? «Je ne sais pas», reconnaît bien humblement son auteur.

Ce que cet éducateur sait, toutefois, c'est que l'Inde est au bord d'une réforme majeure de son système d'éducation. «Or, le PÉEC (programme d'éducation à l'environnement et à la citoyenneté) favorise les compétences transversales», explique-t-il.

Dans ce contexte, les Indiens sont donc fort intéressés par cette approche toute trifluvienne.

Par conséquent, Claude Poudrier est revenu à la maison avec deux projets d'entente qui devront être ratifiées par les autorités de l'Inde. Ces ententes, explique-t-il, donneront lieu à des échanges entre des professeurs et des chercheurs des deux endroits.

Elles permettront aussi de coordonner des activités de recherche, des conférences et symposiums, d'échanger des documents et des étudiants et de donner des formations conjointes.

Ces ententes pourraient répandre la méthode Poudrier dans toute l'Inde puisque le Centre pour l'éducation à l'environnement compte pas moins de 40 bureaux régionaux dans le pays.

 

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