Dès le 15 février, Kruger rappellera une quinzaine d'employés de la scierie de Saint-Roch pour écorcer le bois déjà récolté. Deux semaines plus tard, 75 personnes s'ajouteront pour scier, sécher et transporter le bois. Ils auront du travail jusqu'en juillet.
Le rabotage de ce bois sera fait à Saint-Séverin. Dix-huit employés seront de retour au travail à compter du 22 mars. Ils travailleront jusqu'en septembre.
Kruger recommence à exploiter ses deux scieries afin de ne pas perdre le bois qui est déjà dans la cour de l'usine de Saint-Roch.
«On veut du bois de qualité. Et on veut profiter de l'amélioration ponctuelle des prix du bois d'oeuvre sur le marché. C'est 50 % de plus qu'à pareille date en 2009», déclare Jean Majeau vice-président principale aux affaires corporatives et aux communications de Kruger.
M. Majeau explique que la fermeture de scieries, la réduction des exportations des entreprises canadiennes vers les États-Unis en raison de la valeur du dollar canadien et la baisse du volume de bois transformé dans le sud américain à cause des conditions météorologiques sont à la base de cette majoration des prix.
Les deux scieries avaient interrompu leurs activités en septembre dernier. Si Kruger s'entend pour limiter le redémarrage à une période de cinq mois cette année, c'est que la relance tant attendue dans le secteur n'est toujours pas arrivée.
«On est en attente d'une reprise significative et durable des mises en chantier, note M. Majeau. En 2009, il y a eu 600 000 mises en chantier aux États-Unis. Normalement, c'est 1,5 million. Il y a une lueur d'espoir à moyen terme. Éventuellement, il va se construire de nouvelles maisons. L'industrie québécoise est bien positionnée. On ne sait pas quand la reprise va arriver. Mais on pense que 2010 sera une autre année de ralentissement.»
René Gauthier, représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), souhaite que le reprise des activités à la scierie de Saint-Séverin soit l'occasion de dénicher de nouveaux contrats.
«La scierie, c'est 120 employés. Là, on en rappelle une vingtaine. C'est mieux que rien. On va tout prendre ce qui passe. Mais un coup revenu dans l'usine, on va peut-être aller chercher des contrats de copeaux pour les usines de papier.»
La scierie de Parent demeurera fermée en 2010.











