De bonnes études, ça aide. La persévérance aussi. De l'entregent, une bonne dose de jugement, une fine pointe de perspicacité.
Quoi encore? Il faut être aimable avec le monde, suggère fortement Sylvain Boudreau, conférencier sur l'attitude invité par la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, mardi midi à l'Auberge Le Florès. Environ 70 personnes ont participé à cette activité.
M. Boudreau est convaincu que pour avoir du succès dans la vie, il faut connaître du monde. Voilà pourquoi sa conférence était intitulée Va te faire voir!
Bien entendu, une certaine attitude doit accompagner cette bonne habitude. M. Boudreau juge que c'est là que tout se joue.
«Ce n'est pas parce qu'une personne est compétente qu'elle va réussir», lance-t-il. «Le vrai succès, vous l'obtiendrez si vous êtes sympathique et professionnel.»
Le conférencier fait remarquer que tout le monde recherche des personnes de commerce agréable. Le coeur séduit bien avant la tête, la personnalité bien avant la compétence.
«Nous sommes toujours plus patients avec ceux qu'on trouve sympathique», fait-il remarquer. «La vie est plus facile, c'est prouvé! Je n'ai jamais compris comment quelqu'un peut penser avoir du succès en ayant l'air bête!»
Évidemment, il ne faut pas non plus tomber dans l'autre extrême.
«Quelqu'un qui est sympathique mais qui est un chaudron, ça ne fonctionnera pas!» sourit-il. «Mais en 2010, la compétence n'est plus une option. C'est sur le modèle de base! À compétence égale, on choisira toujours la personne la plus sympathique.»
Une fois n'est pas coutume
En affaires, l'attitude peut entraîner des conséquences positives ou négatives pour longtemps.
«Le but, ce n'est pas de vendre, mais de revendre», image M. Boudreau.
Ce dernier déconseille le réseautage avec un objectif centré sur les affaires. «Quand on échange des cartes, il faut créer un lien, une valeur», fait-il remarquer. «Il faut attacher une émotion.»
Le réseautage devient un outil puissant pour semer des graines. Les contacts établis finissent par rapporter, même si parfois, les retombées ne se font pas sentir avant plusieurs années.
«La force d'un réseau est basée sur la générosité», mentionne le conférencier. «Quand on donne, on reçoit.»








