Cascades Lupel: offre acceptée à 82%

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Le Nouvelliste

L'usine Cascades Lupel de Trois-Rivières a un nouveau contrat de travail avec ses employés.

Ces derniers ont accepté la dernière offre patronale dans une proportion de 82 %. Quelque 28 des 50 travailleurs étaient présents à une assemblée syndicale tenue samedi.

Pour le représentant syndical Yvon Delisle, les travailleurs ont réussi à conserver leurs acquis.

«C'est un des points majeurs (de la négociation) et c'est ce qui fait que ça a pris du temps. On n'a aucune coupe dans les vacances, les congés fériés et les congés mobiles, où ce que l'employeur voulait couper», explique M. Delisle, du Conseil des syndicats démocratiques.

Selon le syndicat, les travailleurs profiteront de meilleurs salaires. Pour l'année 2009, l'employeur verse un montant forfaitaire. La hausse sera de 1 % cette année, de 1,75 % en 2011, de 2 % en 2012 et de 2 % en 2013.

Denis Berthiaume déclare que l'entreprise avait de nombreuses demandes. Mais devant la nécessité d'avoir une paix syndicale pendant un certain temps, la direction a finalement trouvé son compte dans le renouvellement de la convention.

«Dans l'entente de principe du mois de novembre, il y avait des hausses, mais elles ont été bonifiées après la conciliation. On a recherché des concessions en raison de la situation économique, de la situation du marché, de la relève des employés. On s'est buté à un refus et à un maintien des acquis. Ce qui prévalait, c'était de maintenir nos fragiles parts de marché. Le contrat de travail nous assure une certaine stabilité et nous permet d'avoir un élément de vente supplémentaire auprès de notre clientèle», raconte le directeur de l'usine.

M. Delisle estime que les augmentations salariales sont appréciables.

«L'employeur proposait un gel de salaire pendant quatre ans. Les hausses, c'est raisonnable dans le contexte actuel et selon la situation financière de l'entreprise. Le président du syndicat a eu accès aux livres de l'entreprise. Dans les circonstances, la situation financière n'est pas mauvaise même si l'entreprise n'est pas dans le trèfle», commente M. Delisle.

Le directeur de l'usine confirme que les états financiers sont dévoilés à un représentant syndical.

«C'est dans la philosophie de départ de l'entreprise des frères Lemaire. On fournit l'amortissement de la dette, les profits nets avant partage, le bénéfice de l'exploitation. C'est la politique de portes ouvertes», mentionne M. Berthiaume.

La dernière convention collective était échue depuis le mois de décembre 2008. Elle avait été valide durant 10 ans.

 

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