«L'objectif est de s'assurer qu'on soutient le mieux possible nos gens», a commenté Danielle Saint-Amand, en fin d'après-midi.
Celle-ci veut d'ailleurs voir du côté de son collègue ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, comment le programme ARTT (Aménagement et réduction de temps de travail) pourrait minimiser les dégâts, comme ce fut le cas lors de la rationalisation de l'automne 2009.
«La priorité est de soutenir les employés et aider nos emplois», a-t-elle résumé.
Dans ce dernier cas, la députée trifluvienne souhaite que le comité de travail annoncé plus tôt cette semaine au bureau de son collègue ministre Clément Gignac, du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, puisse démarrer les discussions «dans les meilleurs délais possibles».
D'ailleurs, le représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (FTQ), Claude Gagnon, veut être vigilant pour la mise en place de ce comité.
«Il faut que ce soit le plus rapidement possible, il y a des choses importantes là-dedans et les clients sont encore là», a-t-il indiqué au terme de la réunion organisée au bureau de comté, faisant ainsi référence au potentiel de produire à nouveau chez Kruger un type de papier pour emballage alimentaire.
Et selon lui, cela ne demande pas «de gros investissements», peut-être de trois à cinq millions de dollars. On est donc loin des 500 millions de dollars qu'aura nécessité la coucheuse de l'usine Wayagamack. Et on ne sait toujours pas dans quelle mesure l'argent de l'État annoncé lors d'une campagne électorale par Jean Charest pour un atelier de désencrage de 200 millions de dollars à l'usine du boulevard Gene-H.-Kruger, ne pourrait pas servir dans les nouveaux projets.
«On ne veut pas que le gouvernement nous aide à étirer l'agonie, mais ce qu'on souhaite beaucoup, c'est un investissement en recherche et développement, ce grade de papier ayant une croissance de 3 %», poursuit M. Gagnon.
À son avis, la création d'emplois se ferait au rythme de la transformation d'équipements, soit graduellement. Et le tout pourrait être rentable au terme de la première année d'opération.
«On a quand même un bassin d'emplois disponibles de qualité», a-t-il souligné tout en menant des démarches pour le programme ARTT.











