Selon Emploi Québec, l'emploi s'est toutefois accru de 2 % sur une base annuelle au Québec, en juillet dernier. La Mauricie, de son côté, a connu une tendance inverse pour la même période. L'emploi a en effet diminué de 1,9 % dans la région, ce qui représente une perte de 2300 postes.
Il s'agissait tous d'emplois à plein temps. Le recul de l'emploi global a toutefois été freiné par une progression substantielle de 11,8 % des effectifs à temps partiel, rapporte Emploi Québec.
Même chose du côté canadien. La plupart des emplois perdus se sont en effet transformés en emplois à temps partiel. Cela n'a toutefois pas empêché le taux de chômage de passer à 8 pour cent, signale Statistiques Canada.
En juillet de cette année, la participation au marché du travail en Mauricie restait inférieure par rapport à juillet 2009. Le taux d'activité se chiffrait en effet à 57,5 %, soit 2,4 points de moins. En dépit d'un recul de l'emploi, le nombre de personnes en chômage a été réduit de 12,7 %, passant de 12 600 à 11 000.
Le taux de chômage régional a bénéficié d'une baisse, passant de 9,6 % à 8,7 % lors de la période analysée.
Statistiques Canada a précisé, vendredi, que l'emploi avait fléchi dans les services d'enseignement ainsi que dans le secteur de la finance, des assurances, de l'immobilier et de la location. Parallèlement, des hausses ont été observées dans la fabrication et dans les administrations publiques.
L'agence fédérale fait état d'une perte nette de 9300 emplois.
Au chapitre de l'activité sectorielle, les récentes estimations de Statistiques Canada permettent de faire ressortir un repli de l'emploi dans le bâtiment, soit 400 postes de moins sur une base annuelle, signale Emploi Québec.
Le secteur manufacturier regroupait, en juillet 2010, 15 600 personnes au travail, soit 1500 de moins qu'à pareille date en 2009, ce qui représente un repli de 8,8 %. En juillet dernier, l'emploi manufacturier demeurait à son niveau le plus bas tel qu'enregistré le mois précédent.
Les économistes attendaient un fléchissement en juillet puisque l'économie créait des emplois à un rythme qui semblait trop effréné par rapport à la croissance - quelque 227 000 emplois ayant ainsi été créés en seulement trois mois.
Les experts attendaient néanmoins une amélioration modeste et personne n'avait anticipé une telle hémorragie de postes à temps plein.
Le Québec a, à lui seul, perdu 65 800 emplois à temps plein, la pire performance au pays, tandis que l'Ontario en perdait deux fois moins, cédant 30 000 postes.
Statistiques Canada n'a pas fourni d'explication pour cet effondrement, se contentant de rappeler que le marché de l'emploi demeure très positif au Canada depuis un an.
Du côté de le Mauricie, on recensait 87 900 emplois dans l'activité tertiaire mauricienne en juillet 2010, soit 0,9 % de plus qu'à la même période en 2009. Cet ajout de 800 postes est la conséquence d'un gain d'emploi signalé dans quelques composantes comme les services professionnels, scientifiques et techniques de même qu'au sein de l'hébergement et de la restauration et d'un recul du personnel dans des composantes comme le commerce.
Le taux de chômage au Canada a augmenté chez les personnes de 55 ans et plus. Le taux de chômage des femmes de ce groupe d'âge a augmenté de 1,3 points pour atteindre 6,4 %, soit le taux le plus élevé en six ans. Chez les hommes du même groupe d'âge, le taux de chômage a augmenté de 0,5 points de pourcentage, passant à 7,1 %.










