La fermeture de La Coupe au livre survient après que les propriétaires eurent tenté, en vain, de vendre leur commerce. Depuis plusieurs mois, il était de notoriété publique que le bar à vin et sa section librairie étaient en vente.
Le propriétaire, Jean-Pierre Tremblay, a préféré ne pas répondre aux questions du Nouvelliste hier. «C'est une fermeture, purement et simplement. Nous sommes en train de liquider l'inventaire et c'est tout ce qu'on peut dire», a-t-il simplement indiqué hier.
Au cours des dernières années, plusieurs changements avaient été tentés pour réduire les pertes de l'établissement. La Coupe au livre fonctionnait à heures réduites, avec un personnel limité.
De la Coupe au livre avait ouvert ses portes en novembre 2006 au 125 des Forges, occupant le rez-de-chaussée d'un immeuble appartenant à Olymbec. Rapidement, l'établissement est devenu un point d'intérêt au centre-ville, attirant l'attention de nombreux touristes par son caractère contemporain, design et original.
Les propriétaires Jean-Pierre Tremblay et Sylvie Dessureault, de la Librairie Clément Morin, avaient investi près d'un million de dollars pour aménager ce commerce hors du commun. Dix-sept emplois avaient été créés lors de son ouverture.
Souvent mentionné dans les articles ou les chroniques à saveur touristique comme étant un endroit unique et à découvrir à Trois-Rivières, De la Coupe au livre a plusieurs fois servi de lieu de diffusion pour des émissions spéciales de Radio-Canada ou d'endroit privilégié pour des concerts, des lancements, des événements culturels. Le Festival international de la poésie et le FestiVoix, entre autres, y tenaient de nombreuses activités.
Pour la Société de développement commercial de Trois-Rivières, la fermeture de La Coupe au livre est évidemment une perte importante.
«C'est certain qu'on est déçu. La Coupe au livre, c'était un nouveau concept, c'était original. On ne retrouvait pas ça ailleurs au Québec quand ç'a ouvert. Aujourd'hui, il y a un constat d'échec et on vit ça durement», note la directrice générale de la SDC Trois-Rivières, Catherine Raymond.
Celle-ci croit que le fait que ce commerce s'adressait à une clientèle plus restreinte n'a probablement pas aidé.
«Je sais que les propriétaires ont fait de gros efforts pour bien se tirer d'affaire et c'est ça qui est dommage. Ils avaient investi des sommes importantes pour donner un cachet à leur commerce», ajoute Mme Raymond.
La fermeture de La Coupe au livre ne semble pas, selon elle, être symptomatique d'une problématique inquiétante au centre-ville. Il existe d'autres concepts uniques et originaux comme le café-fleuriste Illico ou les boutiques Lounge et Océan. «Ces établissements-là ont aussi des clientèles ciblées et ils s'en sortent bien», note-t-elle.
L'espace occupé par De la Coupe au livre - environ 5400 pieds carrés - pourrait bien attirer d'autres commerçants intéressés à s'installer au centre-ville, estime Mme Raymond.
«On a des demandes et on va s'assurer de s'asseoir avec Olymbec pour voir leurs critères et s'assurer qu'on tire dans la même direction», conclut-elle.











