Le lock-out décrété par la partie patronale prend fin après avoir duré plus de 10 semaines. On s'attend à ce que les huit employés du CLD soient rapidement de retour au travail, possiblement mardi.
Ce règlement est survenu après la longue journée de négociations qui a réuni vendredi les deux parties en présence du conciliateur. Le syndicat a concédé sa demande d'équité salariale pour les employés bénéficiant de compétences comparables.
Toutefois, le personnel jouira d'une hausse salariale annuelle basée selon l'indice des prix à la consommation, avec un plancher fixé à 1,5 % et un plafond s'élevant à 3,5 %. De plus, l'employeur accepte d'augmenter de 1 % sa participation au régime d'épargne pour la retraite.
Toujours selon le syndicat, un huitième échelon salarial est ajouté à cette convention valide jusqu'en 2014.
«On est content de l'entente. Elle a été acceptée par 100 % des employés», précise Jean-Frédéric Bourassa, conseiller en communication au CLD et porte-parole syndical.
À l'instar de ses collègues, Réjean Rioux n'a toutefois pas envie de sauter de joie en pensant à ce renouvellement de la convention.
«Il y a une nuance entre être enthousiaste et être satisfait. Mais il faut en arriver à une conclusion», raconte M. Rioux.
Ce dernier se demande maintenant comment les choses vont se passer au retour au bureau, mais il s'attend à ce que la partie patronale saura faire preuve de professionnalisme. Et M. Rioux se demande encore pourquoi un lock-out a été décrété dans ce dossier.
«On n'a jamais entrepris de moyens de pression! La situation ne justifiait pas d'imposer un lock-out et de mettre huit familles à la rue.»
Cette incompréhension est partagée par Jean-Frédéric Bourassa. Selon lui, le dénouement du dossier après une seule séance de négociations en est la preuve.
«Ça a été la première négociation depuis le lock-out et ça s'est réglé. On en est arrivé à un consensus moins d'une semaine plus tard. Le lock-out était injustifiable», dit-il.
«Il y a eu une bonne séance de négociation. Et après 11 semaines, il y a probablement plus d'eau dans le vin. Chacune des parties avait sa position et notre position était arrêtée, mais on en est venu à une entente qui est satisfaisante», commente Robert Lalonde, président du CLD de Maskinongé.
M. Lalonde ne veut pas entrer dans les détails de la convention même s'il confirme que les syndiqués ont fait des gains dans ce processus de négociation. Il s'attend maintenant à ce que l'équipe travaille ensemble au bien-être de la vie économique de la MRC de Maskinongé.
«Tout le monde est intéressée à faire du développement économique et je m'attends à ce que tout le monde le fasse, tant du côté syndical que patronal. Et il faut surtout préciser qu'on a vécu un conflit de convention et pas un conflit de personnalité. Il n'y a rien contre les personnes», souligne M. Lalonde, en ajoutant que les membres de l'équipe devront passer par-dessus les traces ayant pu être laissées par le lock-out.











