Il faudra donc chercher une autre explication à la très grande discrétion des Durand, Godue et Bériault depuis le début de la campagne. Pour l'instant, seul Stéphane Roof fait face à la presse sans problème que ce soit pour présenter ses priorités de campagne, commenter les sondages ou moucher le candidat bloquiste.
«Je veux vous rassurer, ce matin j'étais avec Stéphane Roof, cet après-midi avec Mme Durand. On a fait le tour d'usines et on a rencontré des électeurs. Nos candidats sont sur le terrain. Ils sont en train de faire le travail qu'ils doivent faire. Il n'y a pas de mot d'ordre. Je pense que sur une base régulière Mme Durand s'est rendue disponible. Les autres sont aussi loquaces.»
M. Cannon qui se promène un peu partout au Québec a tenté de défendre les candidats conservateurs en disant qu'à son avis les bloquistes n'étaient pas très bavards, mais les médias lui ont fait remarqué que ce n'était pas du tout le cas en Mauricie ni au Centre-du-Québec.
Les débats
Mme Durand a aussi dû se défendre de ne participer qu'à un seul débat, soit celui de la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie.
«J'ai accepté le débat de la Jeune Chambre parce qu'il m'apparaissait qu'il couvrait un spectre de questions assez large, s'est-elle expliqué. Les gens qui veulent m'entendre en débat n'ont qu'à l'écouter.»
La candidate conservatrice ajoute qu'elle veut aussi bien comprendre les enjeux des gens qui souhaitent organiser des débats.
«Je ne veux pas seulement entendre la position de mes adversaires, je la connais déjà. Ce qu'on est en train de faire, au niveau de mon agenda, c'est d'inviter différents représentants des organismes qui souhaitaient un débat pour les rencontrer et bien comprendre les enjeux. J'ai commencé à le faire avec les associations étudiantes et le FRAPRU. Nous allons plutôt recevoir ces gens», assure-t-elle.
Les sondages
Claude Durand n'a pas voulu commenter le dernier sondage qui mettait les bloquistes 10 points d'avance sur les conservateurs en Mauricie, soit 40 % comparativement à 30 % dans les intentions de vote.
Interrogée à savoir si les coupes dans le secteur de la culture et les annonces faites au sujet du durcissement des peines pour les jeunes contrevenants n'avaient pas nuit aux candidats conservateurs au Québec, elle a répondu qu'elle en entend peu parler sur le terrain.
«J'ai eu quelques questions sur la culture et les jeunes contrevenants, a-t-elle admis, mais j'ai énormément entendu parler du prix de l'essence, et beaucoup des projets qui nous touchent ici, à Trois-Rivières.»
Elle a ajouté qu'à son avis, les annonces qui ont été faites sur les jeunes contrevenants et sur la culture méritent d'être expliquées davantage. «Et c'est ça qu'on fait sur le terrain. J'incite les gens à me poser leurs questions», a-t-elle conclu.












