Lors de sa défection, Pierre Michel Auger avait lui-même laissé entendre qu'une partie de son exécutif le suivrait, mais cela ne s'est pas concrétisé.
Depuis, les proches du candidat libéral dans Champlain laissent courir la rumeur que celui-là même qui a aidé Pierre Michel Auger à prendre sa décision et qui l'aurait même encouragé à passer chez les libéraux compte tenu de l'état de l'organisation libérale, riche en argent et en bénévoles, est maintenant organisateur principal du candidat adéquiste Luc Arvisais.
C'est que M. Bédard est aussi un ancien libéral et même ancien organisateur en chef de Julie Boulet, à l'époque où elle s'est présentée pour le Parti libéral au fédéral en novembre 2000. On l'a aussi vu en 2003 avec Roch Laviolette adéquiste dans Champlain et plus récemment dans l'entourage de Claude Durand, candidate conservatrice défaite dans Trois-Rivières.
Rejoint à son travail, M. Bédard a commencé par être très évasif pour finalement admettre que «sur le moment, quand il m'a annoncé la chose, oui, peut-être, sur le coup, OK. C'est normal. Mais après, quand tu retournes à la maison, tu y penses bien. Je n'ai jamais dit oui à 100 %. Mais c'est sûr que lorsque Pierre Michel a décidé de faire de quoi, la première personne qu'il a appelée, c'est moi. Quand il m'a demandé: tu me suis-tu? Sur le moment peut-être que j'ai dit oui. C'est mon homme. Je l'ai fait élire. Oui, on y va. Mais en bout de ligne, j'ai pas suivi. Je suis resté avec Mario Dumont. Je lui ai souhaité bonne chance en lui disant qu'on se reverrait lors des débats.»
M. Bédard assure par ailleurs avoir pris sa décision finale avant même de savoir qui serait candidat adéquiste dans Champlain. Il rappelle qu'il est adéquiste depuis 2002 et qu'il a siégé au comité exécutif du parti, avec Mario Dumont.
«Après une bonne réflexion, j'ai décidé de rester avec M. Dumont. Mais je n'ai pas encouragé M. Auger à quitter. C'est sa décision. Je lui ai demandé s'il était certain, s'il pensait faire la bonne chose. Lui voyait de bons avantages à aller chez les libéraux. Mais c'est normal qu'au moment où ça arrive, que je me pose des questions! J'ai travaillé corps et âme pour lui en 2007! Je me suis demandé ce que je ferais. J'ai eu des appels des libéraux qui me disaient de revenir avec eux, que les bras étaient ouverts. Mais en bout de ligne, moi je suis resté avec l'ADQ par conviction», assure-t-il.
Mais cela dit, une fois cette élection passée et «Luc Arvisais élu», M. Bédard pense prendre un petit repos des élections.










