L'ex-attaché politique du député sortant, congédié en novembre 2007, se présente à son tour comme candidat indépendant et écorche au passage les députés précédents, toutes allégeances confondues, qui ont, selon lui, fait preuve «d'inertie».
Robert Deschamps est le premier visé par cette charge en règle. «S'il avait dépensé autant d'énergie à trouver des solutions aux problèmes de son comté qu'il en a dépensée à pourfendre le dossier de l'amphithéâtre de Shawinigan, le taux de chômage du comté serait sûrement sous zéro», a lancé hier le nouveau candidat, qui accuse le candidat adéquiste de régler de vieux comptes.
Le budget alloué aux organismes à but non lucratif n'a pas été distribué de façon équitable, «tout cela parce que les messagers étaient encore des personnes qui ne plaisaient tout simplement pas au député sortant», croit-il, reconnaissant après coup qu'il n'est pas au fait de ce qui s'est passé à ce sujet après son départ du bureau de circonscription en novembre 2007.
Le Parti libéral et le Parti québécois n'obtiennent pas davantage grâce à ses yeux. Alors que l'ADQ «n'a vraiment pas livré la marchandise», le PQ «n'a pas su empêcher l'exode de nos jeunes ni trouvé des solutions pour remplacer la prospérité industrielle des années 60» et le PLQ n'a pas su «donner un nouveau souffle qui aurait donné un répit aux gens du comté de Saint-Maurice durement éprouvés suite au déclin industriel» dans les années 80.
Avec les électeurs qui sont de plus en plus «blasés», Yves Demers estime qu'il est en bonne posture, comme indépendant, pour récupérer une certaine clientèle adéquiste, de même que les électeurs déçus du Parti québécois, des libéraux «qui n'ont jamais été très forts dans Saint-Maurice» et même des partisans verts ou solidaires.
S'il a été difficile de lui faire préciser les dossiers concrets sur lesquels il souhaite travailler, Yves Demers a tout de même abordé le sujet des redevances énergétiques. «Ce n'est pas le dossier qui n'est pas bon, c'est le porteur qui n'est pas bon», a-t-il laissé entendre, rappelant qu'il a lui-même avancé l'idée lorsqu'il a fait campagne pour le Parti québécois en 2001 et qu'il est prêt à reprendre le flambeau.
Concernant son bref passage comme attaché politique au bureau de Robert Deschamps, M. Demers réitère qu'on lui a demandé d'effectuer des tâches partisanes, à savoir trouver du financement et de nouveaux membres pour l'ADQ, ce qu'il a refusé de faire.
Rappelons que M. Demers avait tenté sa chance avec le Parti québécois dans Laviolette lors de l'élection complémentaire de 2001 et qu'il s'y est présenté en 2003 sous la bannière de l'Union des forces progressistes. La libérale Julie Boulet a été élue les deux fois.










