Le sujet a été abordé avec la mairesse, Lise Landry, lors d'un entretien qui a duré plus d'une heure hier midi, à l'hôtel de ville.
Créé en 2001 par le gouvernement du Parti québécois, le Groupe Énergie a cessé ses activités quatre ans plus tard. Les libéraux n'avaient pas voulu reconduire le financement de l'organisme présidé par Yves Duhaime, prétextant qu'il n'avait pas livré la marchandise.
La mission de départ s'avérait pourtant prometteuse pour la région. La ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, avait mentionné que le gouvernement souhaiterait transférer certaines sommes d'argent au Centre local de développement de Shawinigan, pour poursuivre le développement de cette filière.
Toutefois, cette volonté ne s'est finalement jamais rendue au CLD, qui se débattait avec une grave crise interne entre 2005 et 2007.
Or, M. Pinard croit qu'un organisme semblable demeure tout à fait pertinent à Shawinigan.
«Je ne parle pas de la résurrection du Groupe Énergie», commente-t-il. «Appelons ça autrement, parce qu'il y en a qui sont allergiques à ça!»
«Il faut absolument qu'on revienne avec une société de commercialisation qui aura les ressources nécessaires pour investir dans les PME», ajoute-t-il.
«Nous avons un créneau tout à fait particulier. On part notre développement économique avec ce qui se passe dans nos deux centres de recherche (le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales et le Laboratoire des technologies de l'énergie). Mais une fois que les chercheurs ont fait des découvertes, il faut les commercialiser!»
Le mécanisme importe peu, souligne le candidat péquiste. L'important demeure la liaison entre le promoteur et le chercheur. «On sait que les banques n'embarquent pas là-dedans», rappelle-t-il.
Pour Shawinigan, le retour d'un organisme avec un créneau semblable représente «le nerf de la guerre», selon M. Pinard.
«Nous avons les instruments chez nous!», insiste-t-il. «Ne laissons pas passer ça pour que ça se développe à Montréal, à Laval, en Beauce ou ailleurs! Érigeons tout de suite un barrage à Shawinigan pour que ça arrête ici!»
M. Pinard reprend l'appellation de la Vallée de l'énergie, une désignation régionale qui doit vraiment prendre son envol.
«Pourquoi jeter un as à la poubelle?», image-t-il. «Il faut en profiter! Je ne suis plus à l'étape du rêve, mais de la réalité. Il ne faut pas que ce soit le cheval de bataille d'un seul individu, mais d'une collectivité.»











