La jeune candidate s'est entourée pour l'occasion de Laure Waridel, sociologue bien connue et cofondatrice d'Équiterre et du physicien Michel Duguay de l'Université Laval qui s'implique depuis plusieurs années à dénoncer les dangers de l'énergie nucléaire et de son utilisation au Canada et au Québec.
Marianne Mathis a rappelé que Québec Solidaire pense que l'énergie nucléaire au Québec peut être remplacée par l'énergie éolienne.
À ce chapitre, le professeur Duguay signale que le potentiel éolien du Québec est très important. «Juste dans le golfe du Saint-Laurent, on a l'équivalent énergétique de l'Arabie Saoudite», dit-il.
«Refaire Gentilly, ce n'est pas 2 milliards $ que ça va coûter», a précisé le professeur Duguay. «C'est au moins 4 milliards $. Historiquement, il y a toujours eu de grands dépassements de coûts», dit-il. C'est qu'il faut ajouter à cela, explique-t-il, des provisions pour le démantèlement du réacteur et la gestion du combustible irradié. «On parle facilement d'un autre 4 milliards $», croit-il.
«On n'a pas trouvé ce qu'on allait faire avec les déchets nucléaires, où on allait les mettre», rappelle Marianne Mathis.
Laure Waridel s'est présentée à la conférence de presse de la candidate dans Nicolet-Yamaska pour réitérer son appui à Québec Solidaire «tout comme Dan Bigras, Richard Desjardins, Judy Richards, Yvon Deschamps, Michel Chartrand, Robert Perreault, ancien ministre du Parti québécois. Je pense que Québec Solidaire est le choix le plus écologique et le plus solidaire», a fait valoir Mme Waridel.
«Je salue l'audace de Marianne qui, encore toute jeune, ose se présenter en politique pour un parti qui, on le sait, n'aura probablement pas la chance de se retrouver au pouvoir à l'Assemblée nationale , mais qui est là pour parler d'alternatives et faire sortir des enjeux comme celui de Gentilly par exemple qui ne sont pas soulevés par les trois principaux partis», a expliqué Mme Waridel.
«Vous avez vu la lettre signée par 35 médecins qui faisait état des risques pour la santé de la pollution diffuse, des émissions de particules radioactives», rappelle-t-elle. Laure Waridel a salué du même coup le combat mené par Marcel Jetté, ancien employé de la centrale nucléaire, qui était aussi au point de presse pour raconter son expérience.
Mme Waridel a invité les gens à aller davantage vers l'efficacité énergétique. Elle a souligné à ce chapitre l'exemple de l'école secondaire des Chutes à Shawinigan qui a investi 460 000 $ en deux ans. «Ils sont parvenus à réduire leur consommation de gaz de 19 % et leur consommation d'électricité de 68 % et ils continuent de faire des économies de 200 000 $ par année», dit-elle.
«C'est à la population de décider si Gentilly-2 doit être remise en marche», a plaidé de son côté Marianne Mathis.











