Pour le candidat péquiste, il s'agit d'une quatrième victoire électorale, une toute spéciale dans son esprit puisqu'il s'agit d'un retour après la défaite inattendue du 26 mars 2007 devant l'adéquiste Robert Deschamps.
Très ému, M. Pinard a rendu hommage à son équipe qui a travaillé sans relâche sur le terrain pour empêcher les libéraux de reprendre ce comté après une disette d'une quinzaine d'années.
Tout au long de la campagne, il a vu défiler dans Saint-Maurice non seulement le premier ministre Jean Charest à deux reprises, mais aussi les ministres Yves Bolduc, Marguerite Blais, Michelle Courchesne et Raymond Bachand.
Cette parade de limousines, fait remarquer M. Pinard, donnait une idée des espoirs que le PLQ fondait sur Saint-Maurice. Voilà pourquoi la victoire goûte si bon, aussi bon, en fait, qu'à sa première élection en 1994.
«Je vis cette soirée très, très intensément», commente-t-il. «À un moment donné, on se demandait si on serait assez fort pour résister! La question se posait.»
Il retrouvera donc les banquettes de l'Opposition officielle, qu'il a connues au cours de son dernier mandat en 2003. Il assure que ce statut de l'empêchera pas de se battre pour les priorités régionales.
Des rencontres avec les étudiants du Collège Shawinigan et du syndicat de l'aluminerie Alcan se retrouvent déjà à l'agenda. Le plus vite possible, il souhaite s'asseoir avec la mairesse, Lise Landry, ainsi que la ministre régionale, Julie Boulet, pour établir un plan d'attaque.
Le député défait Robert Deschamps ne figure pas à son carnet de rendez-vous, mais il salue tout de même son implication pour le comté durant son bref règne.
Très dur à l'endroit du directeur général du Centre local de développement, Luc Arvisais, au début de la campagne, M. Pinard ne s'attend visiblement pas à voir le candidat adéquiste défait dans Champlain réintégrer ses fonctions.
«On verra quelles sont ses ambitions», termine-t-il. «Le poste de chef de l'ADQ est remis en cause... Pour lui, le moment serait idéal, car il rêve d'une carrière politique. Il regardera sans doute cela attentivement.»












