Voilà la question centrale à laquelle le dirigeant devra répondre au cours des prochains jours, après sa défaite comme candidat adéquiste dans le comté de Champlain.
Jeudi matin, une réunion régulière du conseil d'administration du CLD devrait lui donner une bonne indication de la suite des événements. À tout le moins, il ne peut aucunement mettre en doute l'appui de son président, André Buisson. «En autant que je suis concerné, Luc Arvisais n'est pas moins bon aujourd'hui qu'avant de se lancer dans l'aventure», commente-t-il. «C'est une opinion personnelle, mais c'est certain que la question sera ramenée en conseil d'administration.»
M. Buisson souhaite visiblement que ses collègues passent à autre chose. «S'arrêter à cela, c'est faire de la petite politique régionale», déplore-t-il. «Nous avons des défis pas mal plus importants à relever.»
Pour d'autres, M. Arvisais devra formuler une nouvelle profession de foi pour que le ciment reprenne. «C'est certain que ce ne sera pas facile, parce que sa décision a déplu à des gens», conçoit la mairesse, Lise Landry. «Il va falloir trouver une façon de travailler, parce que je m'attends à ce que notre CLD fonctionne comme il fonctionnait avant l'élection.»
Mme Landry, également vice-présidente du conseil d'administration du CLD, ne souhaite pas vivre dans l'incertitude à chaque fois qu'une campagne électorale se dessinera. Au cours des prochains mois, des opportunités se présenteront à nouveau aux plans fédéral... et municipal.
«À un moment donné, M. Arvisais aura un choix à faire», souhaite la mairesse. «Sa carrière est-elle en politique ou comme développeur économique? Moi, je ne peux pas répondre pour lui.»
Cette perspective de voir le directeur général du CLD tenter sa chance sur une autre scène électorale n'effraie pas trop M.Buisson à court terme. «On ne sort pas d'une défaite sans blessure», fait-il remarquer. «Subir le jugement de la population, ce n'est pas facile. Quant à la possibilité qu'il se représente, on ne doit pas couper les liens pour cette raison. Quand on y va avec les meilleurs, ils sont toujours exposés à des défis intéressants. Mais personnellement, je crois que Luc a plus le développement économique dans le sang que la politique!»
Hier après-midi, Robert Trudel, président de la Corporation tourisme au CLD de Shawinigan, n'avait pas le goût de nuancer les durs propos tenus à l'égard de M. Arvisais quelques jours après la surprenante annonce.
Se sentant trahi, le directeur général de la Cité de l'énergie avait notamment mentionné que si M. Arvisais avait un peu d'honneur, il ne reviendrait pas au CLD en cas de défaite. Il avait également lancé que la réputation de cet homme était surfaite.
«Je crois toujours à ce que j'ai dit au début de la campagne», mentionne M. Trudel. «Je n'ai pas changé d'idée. Il revient, je respecte sa décision. On verra. Je vais travailler avec lui honnêtement, mais disons que je ne suis pas enthousiaste.»












