L'opposition, un rôle ingrat

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L\'opposition, un rôle ingrat

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Photo: François Gervais

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Nicolet) L'Action démocratique du Québec a payé cher son passage dans l'opposition officielle, croit Éric Dorion.

À l'instar de ses collègues de la Mauricie, le député sortant de la circonscription de Nicolet-Yamaska n'a pu conserver son siège à l'élection de lundi. tre dans l'opposition est un rôle difficile à jouer, d'après lui.

«Les actions qu'on a faites n'ont pas été remarquées par la population. Quand on fait un gain, le mérite ne revient pas souvent à l'opposition. Ce n'est pas parce que c'était l'ADQ. C'est le fait qu'on était dans l'opposition. Le mérite revient toujours au parti au pouvoir.»

 

M. Dorion donne l'exemple de la modification de la législation permettant à un quadiste de transporter un passager sur un siège d'appoint. Le projet de remboursement des traitements de procréation assistée aux couples infertiles est un point qui est véhiculé depuis longtemps par l'ADQ et qui a été repris par le Parti libéral pendant la campagne.

«Pour les VTT, il y a eu une manifestation devant mon bureau. J'ai relancé le dossier. Il y a eu une nouvelle étude et le ministère des Transports a pris la décision d'accepter le deuxième passager. Est-ce qu'on a eu le mérite de cette décision? Non!»

Si M. Dorion avance que la population n'a pas reconnu le travail réalisé par les adéquistes, il n'est pas gêné par sa performance électorale de lundi. Contrairement à d'autres candidats de l'ADQ, M. Dorion a terminé l'élection avec beaucoup moins de votes de différence avec le gagnant. Dans Nicolet-Yamaska, le péquiste Jean-Martin Aussant a récolté 8 132 votes contre 7 991 pour le libéral Mario Landry. Éric Dorion en a eu 6 052.

«Je suis allé chercher 26­% du vote. C'est un signe que j'étais en entrain de m'implanter. Mais le national était faible dans les sondages, les comtés autour aussi. Je m'en tire plutôt bien. Les 20 mois que j'ai été député, j'ai bien servi mes concitoyens et je l'ai fait avec passion. Mais le choix est différent.»

En mars 2007, Éric Dorion avait obtenu la confiance de 10­839 électeurs.

Adéquiste convaincu

Malgré l'échec, Éric Dorion est persuadé de la qualité des valeurs véhiculées par l'Action démocratique du Québec. Et il regrette le départ de Mario Dumont même s'il respecte le choix de son chef.

«C'est une décision qui lui appartient. Mais les Québécois et les Québécoises vont s'en ennuyer. Je suis encore convaincu que M. Dumont aurait pu amener énormément de changements au Québec.

 

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