Dévier de cette ligne de conduite peut conduire à tous les abus de pouvoir imaginables. Présentement, la coalition des trois partis qui formaient l'opposition détient la majorité. Le parti qui était au pouvoir forme actuellement dans les faits l'opposition. Il s'oppose à sa destitution et à son remplacement. Si vous n'avez pas souvenir d'avoir coché le nom de Stephen Harper comme nouveau président du Canada, c'est qu'effectivement cela n'était pas sur le bulletin de vote. Ce n'était ni implicite, ni sous-entendu.
En fait, plus de 60% des électeurs n'ont même pas voté pour son parti. Le résultat en a été un gouvernement minoritaire qui ne peut prétendre représenter la majorité ni en votes, ni en députés. Le reste, les précédents, les coutumes et les récriminations sont de l'ordre des fioritures sur le principe, des regrets, des ambitions et des déceptions. Tabler sur les fioritures pour régler le problème n'avancera pas à grand-chose sinon aux conflits. Je ne crois pas qu'une nouvelle élection convaincra beaucoup de monde de changer ses convictions et d'appuyer un gouvernement dirigé par monsieur Harper. Le problème resterait entier.
Mon opinion est que la majorité actuelle au parlement, la coalition, doit gouverner.
René Ducharme
Trois-Rivières









